L’AIP doit contribuer à la compétitivité des entreprises, à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la paix sociale

Les partenaires sociaux ont décidé dans leur nouvel accord interprofessionnel que la marge salariale maximale répartie sur deux ans (2017-2018) ne pourra pas dépasser 1,1%. Les organisations patronales FEB, Unizo, UCM et Boerenbond sont satisfaites. En effet, les salaires augmenteront moins vite que dans les pays voisins. Cela signifie que la compétitivité de nos entreprises en sera renforcée.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
12 janvier 2017

En dehors de la définition de la norme salariale, le Groupe des Dix s'est prononcé sur quelques autres dossiers. Ainsi, l'enveloppe 'bien-être' est affectée de manière à miser au maximum sur la lutte contre la pauvreté en majorant les allocations les plus basses de 1%. Par ailleurs, les organisations d'employeurs et de travailleurs ont décidé d'adapter au Conseil national du Travail les CCT-cadres relatives au régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC) et elles souhaitent relever ensemble quelques défis sociétaux au cours de la période 2017-2018. En voici un bref aperçu :

En vertu de la nouvelle loi sur la norme salariale, qui sera approuvée prochainement au Parlement, les partenaires sociaux peuvent fixer la marge salariale maximale pour 2017-2018 à 1,1%, soit un peu plus que 0,5% par an. Dès lors, les salaires augmenteront en moyenne moins vite chez nous que dans les pays voisins, ce qui permettra de démanteler le handicap salarial historique. Les secteurs et les entreprises sont libres d'utiliser cette marge salariale comme ils l'entendent.

Des détracteurs ont parfois affirmé que le niveau de concertation interprofessionnel a perdu sa valeur faute de vision d'avenir. Ils ont tort. Les partenaires sociaux ont en effet conclu des accords sur la manière dont ils veulent réagir à divers défis sociétaux, comme la numérisation de l'économie et du marché du travail, la problématique croissante du burn-out et de l'absentéisme ou la paralysie de la mobilité.

Le budget de l’enveloppe ‘bien-être’ s’élèvera cette année à 169,9 millions EUR. Sur base annuelle et en vitesse de croisière, elle atteindra 506,8 millions EUR en 2018. Cette enveloppe sera affectée au maximum à la lutte contre la pauvreté, notamment en réduisant l'écart entre le seuil de pauvreté et les allocations minimales. La FEB, l'UNIZO, l'UCM et le Boerenbond ont aussi veillé à ne pas créer de nouveaux pièges à l'emploi et à l’inactivité. L’incitation à travailler doit toujours être supérieure à l’incitation à ne pas travailler.

En dehors des prolongations classiques de quelques systèmes existants, les partenaires ont également conclu une CCT-cadre nationale précisant les nouvelles conditions du RCC.

FEB, UNIZO, UCM et Boerenbond: ‘Cet accord tombe à point nommé. L'économie se redresse, les entrepreneurs créent des emplois dans le secteur privé et soutiennent ainsi le pouvoir d'achat. Il sera en outre source de sérénité et de paix sociale durant les négociations salariales à venir dans les secteurs et les entreprises.'


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