Les syndicats anéantissent l’accord équilibré conclu sur la période d’essai

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) est extrêmement contrariée que les syndicats rejettent le bel équilibre concernant la période d’essai, le délai de préavis et l’emploi des jeunes que le Groupe des Dix avait trouvé en son sein. Cette attitude est l’expression d’un manque de vision. Les syndicats ne s’affichent pas ici en partenaires de négociation corrects et fiables. Les négociations étaient en cours depuis des mois au sein du CNT et du Groupe des Dix. Tous les éléments et l’évolution des discussions étaient connus, y compris par la base. Avancer en fin de parcours, à l’occasion des consultations, des exigences qui compromettent l’équilibre atteint n’est vraiment pas sérieux.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
15 juin 2017

'On a manqué l'occasion de combler certaines insuffisances de la première phase de l'harmonisation des statuts ouvrier et employé, d'apporter des clarifications et plus de sécurité juridique pour les employeurs et les travailleurs concernant un certain nombre de problèmes concrets qui se posent sur le terrain et d'améliorer les chances de recrutement des demandeurs d'emploi et des jeunes en particulier.

Premièrement, ils ont prévu un régime transitoire spécifique pour les secteurs (dont la construction, le bois et l’ameublement et le diamant) qui bénéficient jusque fin 2017 d’une exception temporaire en matière de délais de préavis, mais qui devront appliquer les délais de préavis harmonisés à partir du 1 janvier 2018. Un régime transitoire adapté a été prévu en leur faveur, offrant ainsi aux employeurs et aux travailleurs la clarté et la sécurité juridique nécessaires.

Par ailleurs, ils ont prévu une adaptation des délais de préavis en début d’occupation, restaurant ainsi une période d’essai implicite ou ‘période d’insertion’. L'objectif était d'abaisser le seuil de recrutement et de favoriser l'embauche des demandeurs d'emploi - et particulièrement des groupes à risque - en leur donnant en début d'occupation suffisamment de temps pour se former et révéler le meilleur d'eux-mêmes Enfin, les partenaires sociaux ont aussi adopté une série de mesures pour améliorer la position des jeunes sur le marché du travail et promouvoir leur emploi ; ainsi, ils formulent une série de recommandations à destination des secteurs, des entreprises et des pouvoirs publics et proposent le financement de projets complémentaires visant les jeunes.

Ces mesures constitueraient une alternative à la mesure de réintroduction des salaires dégressifs pour les jeunes, proposée par le gouvernement. Si l’intention était bonne, cette mesure du gouvernement risquait toutefois de générer une complexité importante et de lourdes charges administratives pour les employeurs.

La FEB avait espéré qu’après l’exécution des accords sur la norme salariale, la liaison au bien-être, la fin de carrière et le budget mobilité, des pas importants pourraient aussi être fait sur ces sujets importants. Il est inacceptable que ces différents points ne soient pas exécutés. Nous nous sommes engagés ensemble dans l’AIP à les régler au niveau interprofessionnel. Certains partenaires se dédisent aujourd’hui. Cette attitude aura indubitablement un impact sur la suite de l’exécution de l’AIP. La FEB est pourtant convaincue que les employeurs et les syndicats doivent pouvoir relever ensemble d’importants défis sociétaux. Mais cela doit se faire dans le respect des engagements pris’


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