Classement IMD – La position concurrentielle de la Belgique reste stable

Comme chaque année, l’institut de management suisse IMD publie son rapport annuel sur la compétitivité (World Competitiveness Yearbook). Une analyse d’une soixantaine de pays dans le monde, sur la base de plus de 300 indicateurs.

Morgane Haid, CENTRE DE COMPÉTENCE ÉCONOMIE & CONJONCTURE
31 mai 2017

La Belgique passe de la 22e à la 23e place pour cette édition. Vu l’année 2016 compliquée qui vient de s’écouler – avec les attentats à Bruxelles et le niveau de menace élevé ayant perturbé le pays –, on peut s’estimer satisfait de ce résultat, qui montre que notre pays a réussi à maintenir une croissance économique assez stable et à conserver sa position concurrentielle.

Comme nous l’avions estimé il y a un an, les effets du tax shift sont désormais visibles. On note qu’une des améliorations les plus notables est la réduction des cotisations patronales (baisse de 27,50% à 22,65%). Notre pays reste, certes, l’un des moins bons du classement sur cet indicateur (46e), mais vient de monter de quelques places. Des améliorations importantes ont par conséquent suivi sur le marché de l’emploi : en termes de croissance de l’emploi, nous passons de la 43e à la 28e place. De plus, le taux de chômage a diminué, particulièrement celui de longue durée, et la législation du travail est jugée un rien moins contraignante pour l’activité économique.

Notons que le score de la catégorie ‘finances publiques’ est moins bon que l’an dernier, ce qui n’est pas étonnant vu les dépenses de nature exceptionnelle (en matière de sécurité et de défense, entre autres) que notre gouvernement a du faire et la baisse des revenus fiscaux qui résulte de la croissance économique affaiblie par les attentats.

Enfin, on constate que plusieurs nouveaux indicateurs ont vu le jour en ce qui concerne la digitalisation de l’économie telle que l’agilité de nos entreprises (38e), l’utilisation du big data et de données analytiques (36e) ou encore la transformation numérique de nos entreprises (38e). Notre pays peut encore faire des progrès en cette matière. L’un de nos atouts pour améliorer la digitalisation de la Belgique concerne l’éducation (2e de cette catégorie), notamment la qualité de notre enseignement et le niveau de qualification des travailleurs.

FEB – Ce classement confirme les tendances de nos analyses précédentes : la Belgique a tenu bon malgré les attentats qui ont fortement impacté plusieurs secteurs d’activité. Des efforts sont encore à faire en ce qui concerne notre politique fiscale (notre pays est 62e sur 63 dans cette catégorie !) : une réforme fiscale renforcerait notre attractivité auprès des entrepreneurs belges et des investisseurs étrangers. Enfin, il est essentiel de continuer sur la voie de la digitalisation pour garantir une position compétitive de toutes nos entreprises. 


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