La pression fiscale belge sur le travail reste la plus élevée malgré le tax shift

Malgré le tax shift, la pression fiscale totale sur le travail en Belgique reste la plus élevée des pays industrialisés. C’est ce qui ressort du rapport annuel ‘Taxing Wages’ de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Raf Van Bulck, CENTRE DE COMPÉTENCE ÉCONOMIE & CONJONCTURE
26 avril 2017

La pression fiscale totale (comprenant l’impôt des personnes physiques et les cotisations de sécurité sociale personnelles et patronales) s’élevait pour un isolé sans enfant avec un revenu moyen à 54% en 2016, soit le coin fiscal le plus élevé de l’OCDE. L’Allemagne, (49,4%), la Hongrie (48,2%), la France (48,1%) et l’Italie (47,8%) complètent le top 5.

En d’autres termes, un travailleur isolé belge reçoit 46 EUR en net pour 100 EUR que l’employeur dépense pour lui. La Belgique est ainsi le seul pays de l’OCDE où un travailleur isolé empoche moins de la moitié du coût salarial.



En 2011, le coin fiscal belge a atteint le record de 56,1% pour un isolé. Depuis lors, il affiche une tendance à la baisse qui s’est poursuivie en 2016. Le coin fiscal pour un isolé a baissé de 1,32 point de pourcentage (pp) par rapport à 2015. Parmi les 13 autres pays de l’OCDE où le coin fiscal a diminué en 2016, seule l’Autriche a connu une baisse plus forte (-2,47 pp).

La principale cause de cette évolution est le tax shift réalisé par le gouvernement Michel en 2015. En 2019, grâce à ce tax shift, un travailleur avec un salaire moyen gardera 102 EUR de plus par mois qu’en 2014 ; aujourd’hui, cet avantage est déjà de 51 EUR par mois grâce aux deux premières phases du tax shift. Par ailleurs, le taux facial des cotisations patronales de sécurité sociale baisse au cours de la période 2016-2018 de 32,4% à 25,0%.

Le coin fiscal n’est toutefois pas le même pour tous, il varie selon le revenu et la situation de famille. Pour un couple marié avec 2 enfants où un des parents travaille avec un salaire moyen, le coin fiscal est de 38,6%. Sensiblement moins que pour un isolé, tout en restant le 3e coin fiscal dans l’OCDE. Il n’y a qu’en France (40,0%) et en Finlande (39,2%) que le coin fiscal est plus élevé.

FEB – Malgré les deux premières phases du tax shift, la pression fiscale belge sur le travail reste la plus élevée de l’OCDE. La baisse du coin fiscal de 1,32 pp en 2016 par rapport à 2015 a déjà légèrement amélioré la situation belge, mais des efforts restent nécessaires. Les prochaines phases du tax shift en 2018 et 2019 feront en tout cas encore baisser le coin fiscal.


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