Pourquoi une norme salariale de 1,1% ?

Le projet d’AIP, approuvé par le conseil d’administration de la FEB le 26 janvier, prévoit une augmentation réelle des coûts salariaux en Belgique de +1,1% sur la période 2017-2018. Ce chiffre a été négocié entre partenaires sociaux sur la base du Rapport Emploi-Compétitivité rédigé par le Conseil central de l’économie (CCE).

Carole Dembour, CENTRE DE COMPÉTENCE ÉCONOMIE & CONJONCTURE
31 janvier 2017

Ce rapport, qui vient d’être publié, contient deux parties. La première présente les résultats relatifs aux calculs de la marge maximale disponible pour 2017-2018, réalisés dans le cadre du projet de loi modifiant la loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l’emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité. Le calcul est le suivant : on part de l’évolution attendue des coûts salariaux dans les 3 pays voisins en 2017-2018 (entre 4,3 et 4,6% selon les instituts de prévision), de laquelle on retranche 1) l’indexation attendue en Belgique (2,9%) et 2) une marge de sécurité (0.5%) pour prévenir d’éventuelles/probables erreurs de prévision. À noter que ce dernier élément représente une nouveauté de la réforme de la loi de 1996. La marge maximale disponible, sur base de laquelle les partenaires sociaux négocient, se situe donc dans une fourchette de 0,9 à 1,2%.

À partir d’un état des lieux de notre économie, la deuxième partie du rapport propose un cadre d’analyse de politique économique commun aux interlocuteurs sociaux. Ainsi, afin de renforcer notre compétitivité, trois objectifs doivent être poursuivis de manière simultanée : un taux d’emploi élevé, un niveau élevé de cohésion sociale et l’amélioration du niveau de vie. Et ce, en respectant deux contraintes : la soutenabilité des finances publiques et l’équilibre de la balance des opérations courantes. Pour y parvenir, des objectifs intermédiaires ont été identifiés : une plus forte croissance de la productivité, l’importance de la rentabilité, la nécessité d’une évolution modérée des prix et la nécessité d’apparier l’offre et la demande sur le marché du travail. Les leviers politiques à actionner pour réaliser ces objectifs sont entre autres : des institutions qui fonctionnent bien et qui fournissent les incitants appropriés à la population, un enseignement et une formation comme leviers de productivité et de cohésion sociale, la recherche et le développement comme facteur essentiel à l’innovation, et des infrastructures performantes. 

> Cliquez ici pour consulter le Rapport Emploi-Compétitivité : Partie 1 (rédigée sous la responsabilité du secrétariat du CCE) et Partie 2 (rédigée sous la responsabilité des interlocuteurs sociaux siégeant au CCE)


Nos partenaires

Domaines d'action

Un environnement entrepreneurial optimal est essentiel à une économie saine et à une croissance durable. La FEB entend contribuer à la création et au maintien d'un tel environnement, notamment en suivant attentivement tous les dossiers qui touchent de près la vie des entreprises. Voici, regroupés sous 18 thèmes, les dossiers sur lesquels elle concentre ses réflexions et initiatives.

Newsletter FEB IMPACT

Inscrivez-vous et recevez chaque semaine, dans votre boîte mail, les derniers articles parus.