Les secteurs belges optimistes : aucun ne s’attend à une baisse d’activité

Comme elle le fait chaque semestre, la FEB a interrogé pendant le premier trimestre de 2017 ses fédérations sectorielles sur les évolutions conjoncturelles dans leur secteur. Premier constat: l’optimisme s’ancre durablement quand on parle d’activité économique.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
28 juin 2017

Activité économique soutenue

Pour les 6 derniers mois, l’évaluation en général est favorable. 48% des secteurs interrogés ont vu leur activité augmenter, 33% l’ont vu se stabiliser et seulement 19% ont constaté une baisse. Parmi ces derniers, on retrouve le commerce, dont l’activité avait diminué à cause des attentats, ainsi que l’industrie graphique, qui est en train de s’adapter à la tendance à la digitalisation. On retrouve également le textile, pour qui le Royaume-Uni est le 3e plus gros marché d’exportation (soit 12,4% de leurs exportations). Ce secteur a aussi ressenti l’impact du Brexit, notamment du fait de la dépréciation de la livre, qui rend les exportations belges plus chères.

En ce qui concerne les prévisions pour les six prochains mois, c’est la première fois en six ans qu’aucun secteur interrogé ne s’attend à une baisse de ses activités. 33% des secteurs s’attendent à une amélioration de l’activité lors des six prochains mois et 67% s’attendent à une stabilisation.

Les investissements ont la forme

Notre enquête auprès de nos fédérations montre aussi des perspectives toujours favorables pour l’investissement. En Europe, le taux d’investissement des entreprises a fortement augmenté lors du quatrième trimestre 2016, atteignant 12,2% du PIB en 2016, le plus élevé en 8 ans. Les résultats de notre enquête vont dans le même sens. Presque tous les secteurs ont vu l’impulsion donnée à leurs investissements rester stable (81%) ou augmenter (14%) ces six derniers mois. Les perspectives futures laissent présager une tendance vers plus d’investissements: 81% des secteurs interrogés s’attendent à ce que le rythme de croissance des investissements reste semblable et 19% s’attendent à ce qu’il augmente lors des six prochains mois.

L’innovation est le motif d’investissement le plus fort, suivi par la rationalisation. 67% des secteurs interrogés accordent une importance forte aux investissements en innovation. Plusieurs secteurs, entre autres les secteurs automobile, bancaire et de l'industrie graphique font part de gros investissements dans l’adaptation aux nouvelles technologies, au motif d’une transition vers de nouveaux modèles de produits ou de nouveaux modèles économiques favorisés par la digitalisation.

La rationalisation reste un motif très important pour 57% des secteurs qui se trouvent aussi bien dans le secteur industriel que dans le secteur des services (banques, commerce, intérim).

L’emploi dans le secteur privé poursuit sur la bonne voie

L’emploi continuera d’augmenter en 2017 et 2018. Lors du premier trimestre 2017, le rythme de croissance de l’emploi dans le secteur privé est resté plus ou moins stable (1,3%), avec plus de 7.200 emplois créés par rapport au 4e trimestre 2016. Dans notre enquête, il y a peu de changements dans les perspectives pour l’emploi dans les 6 prochains mois. Ce qui est clair néanmoins du nombre et de la composition des postes vacants, c’est que de plus en plus de secteurs ressentent déjà des difficultés à trouver de la main d’œuvre qualifié aussi bien que peu qualifié…

Croissance de 2% possible

Les prévisions de nos secteurs pour l’activité économique des prochains mois confirment qu’un certain optimisme est justifié. Pour 2017, on pourrait s’attendre à une croissance de 1,8% comme prévu par la FEB il y a six mois.

Pour autant que les risques externes liés aux incertitudes concernant le Brexit et les mesures protectionnistes de Trump restent limités, nous estimons  que la croissance sur base annuelle pourrait même atteindre 2% en 2018.

Pieter Timmermans, Administrateur délégué de la FEB : « pour la première fois en 6 ans, aucun de nos secteurs ne s’attendent à une baisse de leur activité, ce qui est très positif. Mais la première entrave à la croissance est la pénurie de main-d’œuvre pour certains profils, spécialisés et techniques entre autres. Jamais il n'y a eu autant de postes vacants. Les nouvelles technologies et la digitalisation des entreprises apportent de nouvelles possibilités de création, de nouveaux services et produits, avec aussi de nouveaux processus qui doivent être adoptés et maîtrisés par les travailleurs. Il faut donc éviter de passer d’une économie de croissance, à une économie de pénurie. Je suis également préoccupé par notre attractivité pour les investisseurs étrangers. Avec un taux nominal d’ISOC figurant parmi les plus élevés au monde, une déduction pour capital à risque devenue quasiment nulle et la disparition successive d'un certain nombre de niches fiscales sous la pression de l'OCDE et de la CE, notre régime fiscal pour les entreprises est à ce jour un obstacle majeur pour les investisseurs étrangers potentiels. Une baisse significative de l’impôt des sociétés constitue dès lors une nécessité essentielle et urgente. »

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