22 mars 2017, debout

22 mars 2016, 7h58 et 9h11. Nous nous souvenons tous de ce que nous faisions à ce moment-là. Quand ce qui devait être une belle journée de printemps s’est transformé en cauchemar. Quand les attentats terroristes tant redoutés nous touchaient en plein cœur, nous entraînant dans une longue période d’incertitude.

Pieter Timmermans, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
21 mars 2017

Je n’oublierai jamais le son des sirènes résonnant interminablement dans les rues de Bruxelles. Je n’oublierai jamais le coup de téléphone m’ordonnant de fermer les portes du bâtiment. Je n’oublierai jamais le regard de mes collaborateurs. L’heure était grave et allait à jamais changer notre façon d’appréhender le monde.

Après le choc, nous nous sommes très vite rendu compte que le pays dans son ensemble, en ce compris les entreprises, allait traverser une période difficile. Nous avons donc demandé très rapidement une concertation avec les autorités pour que des mesures exceptionnelles soient prises afin de les aider. Ce qui a été fait, avec des mesures spéciales au régime de chômage temporaire pour cause de force majeure. En avril et mai 2016, des centaines d’entreprises ont dû utiliser cette possibilité pour plus de 2.300 personnes. En août, c’était encore le cas pour plus de 500 personnes. Ce système a néanmoins permis de limiter les pertes d’emploi définitives et d’éviter une vague de faillites.

Immédiatement après les attentats, la FEB a reçu beaucoup de questions sur l’impact économique de ceux-ci. Nous avons décidé de prendre un peu de temps et de recul pour procéder à une estimation. En décembre, nous avons calculé que la croissance économique en 2016 aurait pu s’élever à presque 1,7 à 1,8% sans les attentats (et le lockdown du mois de novembre 2015). Ces événements nous ont fait perdre 0,57% de notre PIB, soit près de 9.000 emplois. Ceci a inévitablement eu des répercussions sur les finances publiques. On estime à 2,4 milliards le préjudice économique total entre le 15 novembre 2015 et le 15 novembre 2016. Dès octobre-novembre, nous avons assisté à une normalisation et à une reprise à la hausse de l’activité dans l’horeca et dans le tourisme, sans pour autant renouer avec le niveau de mi-2015. Le commerce de détail s’est lui aussi amélioré, mais montre encore une légère baisse.

Les attentats ont aussi impacté la façon d’appréhender la sécurité. La culture d’entreprise a dû s’adapter. Il est aujourd’hui devenu absolument crucial que les entreprises soient préparées à une approche réfléchie et efficace de la sécurité. Pour les y aider, la FEB a publié un manuel avec des conseils pratiques destinés aux chefs d'entreprise.

Le monde a changé. Nous avons tous changé. Et si plus rien ne sera jamais comme avant, nous avons su faire preuve de résilience. Les entreprises ont montré qu’elles étaient nos meilleurs ambassadeurs à l’étranger. Nous avons résisté et nous sommes restés debout. C’était la seule réponse rationnelle à ce qu’il nous est impossible de comprendre. Ayons confiance en nos capacités et en celles des autres. Ce n’est qu’ensemble que l’on pourra avancer. Seuls, nous ne sommes rien.

Pieter Timmermans, administrateur délégué

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