Rapport annuel de la Banque nationale : “Poursuivre sur la même voie”

Selon le rapport annuel de la Banque nationale, que vient de présenter le gouverneur Pierre Wunsch (photo), quelque 59.000 nouveaux emplois ont été créés en 2018, poursuivant ainsi l’élan des années précédentes. Au total, 220.000 emplois ont été créés en Belgique en quatre ans, et ce principalement dans le secteur privé. La conclusion de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) est donc claire : "Les réductions de charges sur le travail ne sont pas des cadeaux pour les employeurs, mais pour l'emploi dans le secteur privé", estime Pieter Timmermans, administrateur délégué.

Presse, COMMUNICATION & EVENTS
15 février 2019

Quelques constats intéressants

Le rapport annuel de la Banque nationale de 2018 nous fournit quelques constats socio-économiques importants qui font souvent l’objet d’un débat public.

- L'intensité en emplois de la croissance (le rapport entre la croissance de l'emploi et la croissance économique) est particulièrement élevée. Ainsi, la création d'emploi a augmenté de 1,2%, alors que l'économie belge croissait de 1,4%. De plus, ces emplois ont principalement été créés dans le secteur privé et ils sont, en grande partie, le résultat de la modération salariale et de l'abaissement des cotisations patronales.

- Le taux de chômage est descendu à 6% l'an dernier. La dernière fois que l'on a enregistré ce chiffre date de la fin des années septante.

- Malgré le fait que 70% de la population belge de 20 à 64 ans travaille, le potentiel de main-d’œuvre inutilisée reste important. Les discordances du marché du travail restent très marquées et les emplois vacants concernent aussi bien du personnel très qualifié que de nombreux profils exécutifs. Il s'agit donc de rendre l'emploi suffisamment rémunérateur, comme on l'a fait avec le tax shift qui a eu un impact particulièrement élevé sur les revenus les plus bas.

Quelques solutions

Dans le rapport annuel figurent également quelques recommandations pour l'avenir. Premièrement, elles confirment les défis auxquels sont confrontés l'économie belge en général et notre marché du travail en particulier. Si notre pays veut trouver une solution pour les pénuries, il doit - selon le rapport de la Banque nationale - miser sur plusieurs dimensions. La FEB partage cette analyse :

- Si nous voulons maintenir plus de travailleurs expérimentés au travail, nous devons continuer à démanteler les entraves sur le marché du travail. La rémunération à l'ancienneté en est un exemple.

- Dans l'enseignement, il faut poursuivre le développement de l'apprentissage en alternance, principalement dans les orientations STIM.

- Dans le cadre de l'apprentissage tout au long de la vie, la Belgique doit développer une véritable culture de l'apprentissage.

La FEB estime aussi que les entreprises elles-mêmes doivent analyser leur culture de recrutement. L'oiseau rare n'existe plus. Pour engager plus de jeunes, il faut développer la formation sur le terrain.

"Je retiens que les réductions de charges sur le travail créent de l’emploi. C'est pour cette raison que la FEB propose une nouvelle baisse des cotisations patronales de 25% à 20%. Si nous voulons augmenter notre taux d'emploi, nous avons en effet besoin d'entreprises compétitives qui investissent et créent ainsi de la richesse et des emplois. De plus, si l’on parvient à pourvoir ces emplois, l’État doit payer moins d’allocations et il perçoit plus d’impôts et de cotisations sociales, ce qui a un effet positif sur nos finances publiques”, conclut Pieter Timmermans.


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