Rapport de la BNB : le tax shift n'est pas un cadeau aux employeurs mais à l'emploi et au pouvoir d’achat

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) salue les résultats positifs en matière de création d’emploi dont la Banque nationale fait état dans son rapport. La décision du gouvernement fédéral de mener une politique axée sur une réduction des charges sur le travail par le biais d’un taxshift avait été considérée par certains comme un cadeau fait aux employeurs. « Les chiffres montrent que le taxshift favorise surtout l’emploi dans le secteur privé. Les employeurs tiennent parole : après le taxshift, place au joblift », déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
10 février 2017

Grâce à une politique de réduction des charges sur le travail par le biais du saut d’index et du taxshift, ainsi qu’à deux accords salariaux modérés, le handicap salarial accumulé depuis 1996 a pu être totalement éliminé. Les résultats parlent d’eux-mêmes : en 2016, 59.000 emplois supplémentaires ont été créés dans le secteur privé et pour la première fois depuis la crise, le pouvoir d’achat a augmenté. Selon Pieter Timmermans, il convient à présent de se concentrer sur les trois éléments suivants.

Tout d’abord, nous devons continuer à résorber le handicap salarial historique, qui est actuellement de 9 à 10% par rapport à la France, à l’Allemagne et aux Pays-Bas. Selon la FEB, si les conditions restent inchangées, l’accord salarial modéré et la seconde phase du tax shift devraient permettre une nouvelle baisse de 1%.

Ensuite, il est essentiel que nous poursuivions les réformes si nous voulons générer davantage d’investissements étrangers. Pieter Timmermans : « Nous pensons notamment à une baisse de l’impôt des sociétés, à la résolution du problème de la congestion routière et à un pacte énergétique interfédéral. Il règne actuellement une grande confusion en la matière, laquelle suscite le doute chez les investisseurs. »

Enfin, un Pacte d’investissement national, dans la numérisation, la mobilité et l’énergie, s’impose également. Les investissements doivent par exemple être axés sur les « chaînons manquants » dans notre infrastructure routière, nos tunnels, les ports, le RER ou le déploiement de nouveaux réseaux numériques et énergétiques. À cet égard, il est crucial que la dette publique ne puisse pas se creuser davantage. C’est pourquoi une collaboration intelligente doit être mise en place entre les pouvoirs publics et le secteur privé.

« J’estime qu’il est important de souligner que les employeurs belges ont tenu parole. Ils ont été très critiqués après l’annonce de cette politique : allaient-ils tenir leur engagement et créer de l’emploi ? Avec 56.000 emplois générés en 2016, la réponse est oui. Et cette tendance se poursuivra si nous continuons à réformer suffisamment », conclut P. Timmermans.


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