Accord de Paris: une structure, des plans climatiques nationaux et… des ambitions à concrétiser

Samedi, à Paris, plus de 185 pays ont conclu un accord sur le climat dans le cadre de la COP21 (Conférence des Nations Unies sur le Climat). Ils ont tous confirmé l'ambition de maintenir sous les 2°C, voire moins, l’augmentation de la température de la planète.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
15 décembre 2015

L’accord prévoit également la mise en place d’une feuille de route claire en vue d’atteindre le financement de plus de 100 milliards USD par an prévu pour les pays les plus vulnérables dès 2020. La hauteur de ce financement pourra être revue, mais seulement à la hausse.

L’accord est, entre autres, construit autour des NDC (Nationally Determined Contributions), des plans climatiques nationaux visant à réduire les émissions de CO2 et remis par les différentes parties avant la tenue de la COP de Paris. Hélas, les efforts ne sont pas tous uniformes et la somme des efforts annoncés dans ces plans ne permet pas, à ce stade, de réaliser l’ambition de 2°C (voire 1,5°C).

Un mécanisme de révision tous les 5 ans est certes prévu, qui devrait rehausser les ambitions nationales. Tous les espoirs sont donc tournés vers ce système de révision. Il est essentiel, à cet égard, que les pays actuellement moins ambitieux que l’Europe revoient leur ambition à la hausse, et que les pays confirment leur adhésion définitive à l'accord par voie de ratification.

Nul doute que la dynamique des évaluations quinquennales enverra un signal positif aux entreprises qui proposent des produits permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (isolation, chauffage et motorisation économes, énergie renouvelable, économie circulaire…). Reste à savoir comment va se positionner l'Europe, qui a déjà défini un cadre très strict et ambitieux, par rapport à son industrie à haute intensité énergétique. L'Europe doit s’assurer que sa base industrielle, véritable levier de l'innovation dans la problématique climatique, ne délocaliser pas sa production, ainsi que le budget dédié à l'innovation qui lui est associé, vers d'autres pays aux plans climatiques moins ambitieux. L'Accord de Paris n'apporte pas de réponse à cette question, aux décideurs politiques européens et belges à prendre leurs responsabilités. Une première décision importante est relative à la révision du système d’échange de quotas d’émissions en 2016.

La FEB appelle à ce que la Commission européenne pousse au niveau international à l'établissement d'un ‘level playing field’ en termes de coûts de l'énergie pour l'industrie et, en attendant d'y parvenir, protège son industrie, qui améliore son efficacité énergétique, au sein de l'économie globale. La FEB demande également qu'une plus grande attention soit portée à l'innovation. Seule l'innovation pourra concrétiser l'objectif ambitieux de l'Accord de Paris.


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