Nouvelles perspectives de la demande de transport à l’horizon 2040

Tous les 3 ans, le Bureau fédéral du plan (BFP), en collaboration avec le SPF Mobilité et Transport, émet de nouvelles perspectives relatives à la demande de transport en Belgique. Sa quatrième édition a été publiée jeudi dernier, 31 janvier 2019. La projection est réalisée jusqu’en 2040, avec 2015 comme année de référence. Ces prévisions sont faites à politiques constantes et en tenant compte de la situation jusque décembre 2017. Toutes les politiques entrées en vigueur après cette date n’entrent par conséquent pas en ligne de compte dans les calculs. Petit tour d’horizon des grandes tendances qui se dégagent.

Eloïse de Villegas, CENTRE DE COMPÉTENCE DÉVELOPPEMENT DURABLE & MOBILITÉ
06 février 2019

1.    Le transport de personnes arrive à saturation
Comparé à 2015, le nombre de passagers-kilomètres ne connaîtra une hausse que de 9,8% en 2040. Cette faible hausse suggère qu’un point de saturation est atteint concernant la demande de transport de personnes. D’autant plus que cette augmentation s’explique principalement par la croissance démographique.

Au niveau de la répartition modale, le train et le métro connaissent une forte hausse, découlant de la croissance démographique plus importante en milieu urbain. Mais la grande gagnante reste, encore et toujours, la voiture avec un taux de 81,5% des kilomètres parcourus. 

2.    Le transport de marchandises continue de croître
Le transport de fret connaîtra lui une hausse de 25%. C’est principalement un boom du transport international qui entraîne cette hausse.

À nouveau, bien que le train et la navigation intérieure croient au détriment du camion, c’est malgré tout le transport par route qui reste dominant, avec 76% des marchandises transportées par la route.

3.    Congestion en hausse
Cette augmentation générale du transport a pour conséquence directe un accroissement de la congestion et une réduction de la vitesse moyenne. On perd encore 2% en moyenne par jour, mais ce chiffre grimpe en flèche dans les zones les plus sensibles. Ainsi, Anvers connaîtra la pire hausse avec une perte de 13% de vitesse.

4.    Pollution
La bonne nouvelle, c’est que grâce à divers facteurs tels que les nouvelles normes Euro, les nouvelles technologiques, l’utilisation des biocarburants, etc. les polluants locaux (NOx et PM2,5) diminuent fortement à savoir à concurrence de respectivement 74% et 71% à l’horizon 2040. Par contre les émissions directes de gaz à effet de serre continuent à monter de 3%.

FEB – La Belgique est déjà championne en matière de congestion et nous voyons qu’à politique constante, cela ne fera que s’aggraver. Il reste donc primordial de prendre des décisions politiques fortes et ambitieuses pour permettre un modal shift et une répartition plus équilibrée des flux de personnes et de marchandises sur les différents modes de transports. En espérant que la 5e édition du BFP le montrera…


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