Brexit : 3e tour

C’est cette semaine qu’a lieu à Bruxelles le troisième tour des négociations relatives au Brexit. Il s’agit de la première réunion depuis que le Royaume-Uni a publié une série de « position papers », concernant notamment l’union douanière, la frontière avec l’Irlande et la façon dont le pays souhaite mettre un terme à la participation directe de la Cour européenne de Justice.

Benoit Monteyne, CENTRE DE COMPÉTENCE EUROPE & INTERNATIONAL
30 août 2017

Se pose la grande question de savoir dans quelle mesure les négociations vont progresser cette semaine, car les deux parties sont enfermées dans des logiques différentes. L’UE exige que des progrès suffisants soient réalisés dans trois dossiers, à savoir les droits des citoyens, la facture du Brexit et la question de l’Irlande du Nord. Ce n’est qu’à cette condition que les négociateurs UE pourront entamer la phase 2 : la relation future. Quant aux Britanniques, ils trouvent cette approche illogique et estiment que les négociations sur leur sortie sont indissociablement liées à la relation future.

La FEB se félicite du fait que les Britanniques avancent enfin des propositions concrètes sur le Brexit. C’était absolument indispensable pour que les négociations puissent réellement débuter. En dépit des divergences qui subsistent entre les deux parties, la FEB espère que des progrès seront enregistrés rapidement de sorte que la phase 2 des négociations puisse être lancée rapidement, à savoir celle qui a trait aux relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni. Ces relations futures doivent, d’une part, faciliter au maximum le commerce entre l’UE et le R.U. et d’autre part, ne pas perturber le bon fonctionnement du marché intérieur européen. En outre, les relations futures doivent être en équilibre avec les droits que nous accordons et les obligations que nous imposons à nos autres partenaires européens qui ne sont pas membres de l’UE. C’est le cas par exemple de la contribution au budget de l’UE, de la reprise ou du respect des règles et normes de l’UE, du respect de la jurisprudence de la Cour européenne de Justice, etc. Pensons notamment à la Norvège.

FEB – La FEB se félicite également du fait que les Britanniques perçoivent la nécessité de mesures transitoires  pour éviter un scénario « cliff edge » en 2019 (les Britanniques quittant l’UE sans accord de séparation et sans la perspective de relations commerciales futures durables). Dans l’hypothèse où le R.U. quitterait effectivement l’UE en mars 2019 et où les négociations pour un accord de libre-échange prendraient plusieurs années, il y a une certaine période de temps à couvrir. Des mesures transitoires s’avèrent donc un must absolu. La FEB demande que, durant cette période transitoire, l’insécurité pour les entreprises soit réduite au minimum et que l’on veille à ne pas créer un fossé trop important entre la situation actuelle et la situation future.

> Voir également l’article ‘Vos questions au sujet du Brexit - Les réponses !


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