La FEB sur le début de négociations relatives au brexit : 'Limitons les dégâts'

Aujourd'hui démarrent les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Au cours des semaines et mois écoulés, nous avons appris que certains assureurs ont opté pour Bruxelles comme point de chute après le brexit. Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) : "Il est évidemment positif qu'un nouvel assureur choisisse notre pays, mais cela ne veut pas dire que le brexit est positif. En effet, il aura un impact économique négatif certain, et ce tant pour le Royaume-Uni que pour l'Europe. Nous devons tâcher de limiter les dégâts."

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
19 juin 2017

Plusieurs études révèlent que parmi tous les Etats membres de l'UE, la Belgique, avec son économie ouverte, compte parmi les plus touchés par le brexit. Il faut à tout prix éviter un ‘cliff edge brexit’ où les Britanniques quitteraient l'UE sans accord de séparation et sans perspectives d'une relation commerciale future durable. La FEB insiste donc sur la négociation rapide d’un accord de libre-échange osé et ambitieux avec l'UE.  

Les négociations, qui en vertu des traités européens doivent être clôturées endéans les deux ans, devraient selon la FEB reposer sur trois éléments.

Primo, une approche constructive s'impose. Dès lors, les négociateurs des deux parties doivent tenter de limiter l'insécurité juridique. Concrètement, les négociations vont porter sur les modalités de la séparation, mais la FEB aimerait dès que possible entamer des discussions sur un futur accord de libre-échange, en commençant par les procédures et tarifs douaniers et les normes. Cela représente un grand pas vers la sécurité juridique.

Ensuite, le slogan ‘no deal is better than a bad deal’ de Theresa May ne tient pas la route. Tant les citoyens que les entreprises souffrent de l'incertitude quant aux engagements qui seront pris. D’après une étude du SPF Economie, l'impact se chiffrerait à environ 2,2 milliards EUR par an pour chacun des pays.

Enfin, il est peu probable qu'en deux ans, on règle à la fois la séparation et mette en place une nouvelle relation. La FEB estime dès lors nécessaire d'élaborer des dispositions transitoires visant à limiter l'insécurité juridique et à maintenir les flux commerciaux.

"Nous devons opter pour un ‘proper brexit’, tout en étant conscients qu'une séparation constitue d'office une situation lose-lose pour les deux parties. De plus, notre pays peut lui-même tenter d'attirer des investissements britanniques et par extension étrangers en général. Pour ce faire, trois éléments sont essentiels : un cadre juridique sûr pour un impôt des sociétés réduit, une solution à nos embouteillages et un pacte énergétique.", conclut Pieter Timmermans.

Helpdesk

Le jour suivant le référendum, la FEB avait mis en place un helpdesk en ligne permettant aux entreprises inquiètes de poser des questions sur l'impact éventuel qu’aurait sur elles le brexit. Ces questions sont traitées par le SPF Economie et les administrations compétentes et les réponses sont ensuite mises en ligne par la FEB à l'intention des entreprises. Maintenant que les négociations vont démarrer, la FEB s'attend à recevoir de nouvelles questions des entreprises. L'outil en ligne restera donc disponible à l'avenir.


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