106e Conférence internationale du travail – Building a Future with Decent Work

Le 5 juin a débuté officiellement à Genève la 106e Conférence internationale du travail, la réunion annuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT). Plus de 6.000 représentants des gouvernements, des employeurs et des syndicats de 187 États membres y débattront pendant 2 semaines.

Kris De Meester, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
07 juin 2017

Une grande attention est consacrée cette année à la discussion sur la migration de main-d’œuvre. Le principal défi consistera pour les trois parties à construire ensemble, à l’encontre de l’opinion publique, une image positive montrant la valeur ajoutée d’une immigration ciblée pour l’économie. L’identification des facteurs de succès critiques et les bonnes pratiques de gestion de la migration de main-d’œuvre doivent contribuer de manière substantielle à la réalisation d’une solution gagnante pour tous. Les employeurs ont un rôle crucial à jouer à cet égard.

Par ailleurs, un comité se penchera sur les principes et droits fondamentaux au travail (PDFT). Ceux-ci sont contenus dans 8 conventions de base couvrant 4 thèmes :

  • Liberté d’association et de négociation collective ;
  • Éradication de toutes les formes de travail forcé ;
  • Élimination du travail des enfants ;
  • Non-discrimination sur le marché du travail.

L’objectif est de mieux comprendre les situations divergentes et les besoins des États membres et, sur cette base, de concrétiser un nouveau plan d’action en vue d’atteindre les objectifs stratégiques en matière des PDFT.

La commission Emploi et travail décent pour la transition vers la paix finalisera la révision de la recommandation OIT 71 de 1944 sur l’emploi. Cet instrument a été adopté à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre des discussions sur la transition de la guerre à la paix.

Citons encore le tribunal de la conférence, la Commission des normes qui examinera une série de cas de non-application ou d’infractions aux normes internationales. 24 pays doivent se justifier. Dans 5 cas, il s'agit d'infractions supposées fondamentales. Précisons que la Belgique ne figure pas sur la liste. Cette même commission se penchera sur une étude d'une série d'instruments OIT relatifs à la sécurité et à la santé au travail.

La délégation FEB qui participe activement aux débats est composée de (de g. à dr. sur la photo) Yvan Fieremans (ABSU-UGBN), Annick Hellebuyck (FEB), Jan Denys (Randstad), Kris De Meester (FEB) et Ivo Van Damme (absent de la photo).

Voir également ilo.org et internationalview.org ?


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