En mission en Côte d’Ivoire - It’s time for Africa!

Si je vous demande “Combien de Belges sont actifs en Côte d’Ivoire ?”, je suppose que vous n’en saurez pas beaucoup plus que Marc Wilmots, l’ancien entraîneur de nos Diables rouges. Depuis le début de cette année, il est l’entraîneur de l’équipe ivoirienne de football. Peu après son arrivée, il a essuyé une raclée à 0-5 contre les Pays-Bas. Mais il a tenu bon et il est en bonne voie pour amener les Éléphants, nom de l’équipe nationale ivoirienne, aux Championnats du monde en Russie.

Bernard Gilliot, PRÉSIDENT
24 octobre 2017

Pour en revenir à ma question, j’avoue ne pas connaître le chiffre précis. Ce qui est certain c’est que 214 hommes et femmes d’affaires belges, conduits par la Princesse Astrid, sont partis en mission en Côte d’Ivoire pour y nouer ou y renforcer des relations d’affaires.

À l’instar de notre ancien entraîneur national, nos entrepreneurs sont souvent confrontés à toutes sortes d’entraves dans leur recherche de nouveaux débouchés. Chacun sait qu’il n’est pas facile d’entreprendre à l’international et que la route vers le succès est semée d’embûches. Le protectionnisme croissant ainsi que la corruption et les foyers de conflits… ne facilitent nullement les échanges internationaux. Une mission princière comme celle-ci a pour objectif d’aider nos entreprises à l’étranger.

Cette aide est précieuse, car le centre de gravité économique se déplace et, selon la Commission européenne,  90% de la croissance mondiale seront générés en dehors des frontières de l’Europe au cours des prochaines décennies. Si nos entrepreneurs belges veulent en profiter, ils doivent oser se lancer dans l’inconnu et chercher la croissance là où elle se trouve. Par exemple, en Côte d’Ivoire, une des économies les plus ouvertes et les plus dynamiques d’Afrique avec une belle croissance d’environ 8%. Il n’est toutefois pas évident de s’implanter dans ce pays africain. Dans le classement ‘The ease of doing business’ de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire ne se situe qu’à la 142e place.

La clé pour plus de prospérité

J’ai donc beaucoup de respect pour nos entrepreneurs qui font du commerce à l’international et qui osent prendre des risques. Malheureusement, le commerce international traverse depuis quelques années des eaux houleuses et les partisans d’un monde plus fermé se multiplient. Songeons à la saga relative au CETA, qui fut pilotée au sud de notre pays, ou au plaidoyer ‘America First’, qui a permis à Donald Trump de remporter les élections.

Je plaide résolument pour plus de libre-échange. En effet, chaque pays peut y gagner s’il mise sur la spécialisation. Nos ingénieurs construisent en Côte d’Ivoire des installations d’épuration des eaux, tandis que les Ivoiriens fournissent du cacao à nos producteurs de chocolat. Ils approvisionnent aussi nos entreprises en matières premières minérales rares, tandis que les sociétés pharmaceutiques belges livrent des médicaments et contribuent ainsi à l’amélioration de la santé publique.

La spécialisation est la clé pour plus de prospérité. Si un groupe de personnes se spécialise et commerce ensuite avec un autre groupe de spécialistes, il est possible de faire plus avec le même ensemble de personnes. Plus ce groupe est grand et plus la spécialisation s’intensifie, plus le commerce augmente et plus il y a de progrès. C’est la force du commerce.

Bernard Gilliot, président


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