Une politique des pensions équilibrée basée sur les trois piliers : un must

Pour le syndicat socialiste, l'avantage fiscal lié à l'épargne pension devrait être supprimé. Les rentrées fiscales supplémentaires pourraient servir à augmenter la pension légale. La FEB juge cette proposition incompréhensible.

Bart Croes / Sophie Sine, COMMUNICATION & EVENTS
14 janvier 2014

Les pensions légales en Belgique représenteront une charge très élevée – une des plus élevées dans les pays européens – : +5,6% de PIB d’ici à 2060, contre une moyenne dans les 28 États membres de l’Union européenne de +1,5% de PIB. En outre, il convient d’abandonner le mythe des pensions basses. Notre pension minimum a subi, en plus de l’indexation automatique, de nombreuses augmentations pour effectuer un rattrapage par rapport au bien-être général. En 2014, nous sommes le pays à offrir la pension minimum la plus élevée après le Luxembourg ; le montant est de 13.480 EUR par an au taux isolé, alors qu’en France, il n’est que de 7.548 EUR.

On peut rêver d’une pension de fonctionnaire pour tous avec une moyenne de 75% des salaires gagnés. La Belgique n’a pas les moyens de cette politique. Ce n’est pas en démantelant un système de pension privé qui marche très bien, le troisième pilier, que l’on résoudra les problèmes futurs. D’abord, on brisera la confiance de plus de 2,5 millions de citoyens qui chaque année versent un montant pour leur pension. En outre, on rompra l’équilibre dans la politique des pensions basée sur trois piliers. Le premier pilier, la pension légale, est une responsabilité tripartite : travailleurs, employeurs et État avec une grande solidarité dans le système et basée sur le financement en répartition. Le deuxième pilier, une responsabilité essentiellement patronale, est basé sur la capitalisation. Et le troisième pilier, qui est une responsabilité individuelle car il est raisonnable que les individus également épargnent en vue de leurs vieux jours, est aussi basé sur la capitalisation. Tous ces piliers ensemble permettent de se constituer une pension adéquate, dont les charges financières sont réparties entre les générations grâce au mélange de la technique de la répartition et de la capitalisation.

Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB : “Un système qui repose sur plusieurs composantes – trois piliers/répartition et capitalisation – résiste mieux aux chocs économiques et sociaux. Il est donc positif qu'un nombre croissant de Belges prennent enfin conscience de la nécessité de se constituer de sa propre initiative un capital de pension complémentaire. Les gens connaissent le système et ont confiance en lui. Il serait irresponsable de le remettre en question aujourd'hui et de susciter une crise de confiance à l'égard d'un système qui est bien intégré et apprécié.”


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