Après les paroles, les actes

Le Premier ministre a fait sa déclaration de politique générale hier à la Chambre. Les principes de l’accord estival ont été confirmés. Les entreprises attendent maintenant l’exécution concrète de certaines mesures, dont notre pays a en effet besoin pour relever le taux d’emploi et générer des investissements nationaux et étrangers.

Pieter Timmermans, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
11 octobre 2017

Je pense particulièrement à la baisse du taux de l’impôt des sociétés. Cette semaine encore, les Pays-Bas ont annoncé une baisse de leur taux nominal à 21%. La France d’Emmanuel Macron va dans le même sens. Il est positif que la baisse annoncée en Belgique soit confirmée. Pour rappel, elle se fera dans un premier temps avec un taux en dessous des 30% (2018) et dans un deuxième temps à 25% (2020). Ces pourcentages ne disent peut-être pas beaucoup et peuvent paraître abstraits mais je peux vous assurer qu’ils se traduiront concrètement en investissements et en emplois. Comme c’est le cas depuis la mise en œuvre du tax shift.

En effet, depuis plusieurs années les employeurs créent des “jobs, jobs, jobs”. Et des emplois qui ne sont pas des emplois précaires comme certains voudraient le faire croire. Je suis néanmoins très inquiet de la tournure que pourrait prendre notre économie. Les entreprises créent des emplois certes, mais trouvent de moins en moins de personnes qualifiées pour y répondre. Aujourd’hui, notre pays détient le triste record du nombre d’emplois vacants, plus de 120.000 au compteur.

Des mesures permettant de supprimer les freins à l’emploi, telles que la réintroduction de la période d’essai ou les ‘startersjobs’, sont plus que bienvenues. Le modèle actuel en matière d’ancienneté constitue lui aussi un obstacle à l’engagement de travailleurs plus âgés. Le Premier ministre reconnaît qu’une collaboration avec les autorités régionales est cruciale dans ces domaines.

Enfin, les derniers jours l’ont encore prouvé avec la fermeture du viaduc Hermann-Debroux, un déploiement optimal du pacte d’investissement est plus que jamais nécessaire. Les taux d’intérêt bas rendent le financement des investissements publics peu onéreux, de sorte qu’il existe de nombreux projets d’investissement rentables qui peuvent renforcer la croissance économique. Il ne faut pas attendre une nouvelle crise pour que les investissements dans nos infrastructures de mobilité soient enclenchés. Il en va de la réputation et de la survie économique de notre capitale, qui est aussi celle de l’Europe.

Je demande donc au gouvernement qu’après les déclarations viennent les actes. Les entreprises seront certainement là pour créer de l’emploi. Car la prospérité ne se contente pas de promesses, elle a besoin de lois et d’actions pour s’ancrer durablement.

Pieter Timmermans, administrateur délégué


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