Réaction de la FEB à l’étude de la KUL : les réductions des coûts salariaux sont un cadeau pour l'emploi

Une nouvelle étude de la KU Leuven montre que la politique de maîtrise des coûts salariaux par le biais du saut d’index, du tax shift et de la réforme de la loi sur la norme salariale au cours de la législature qui s’achève a eu des effets positifs importants sur l'emploi privé dans notre pays. Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) : « Cette étude indique que les mesures prises par le gouvernement pour renforcer la compétitivité sont la principale raison de la forte création d'emploi dans le secteur privé ces dernières années. Au moins 80.000 emplois supplémentaires, soit 55% de la création d'emploi dans le secteur privé, sont directement imputables à ces mesures. Si nous voulons augmenter davantage notre taux d'emploi, nous devons poursuivre sur la voie empruntée. Une voie qui passe par des entreprises plus compétitives qui peuvent croître, osent investir dans l'avenir et créent ainsi de la prospérité et des emplois. »

Presse, COMMUNICATION & EVENTS
15 mars 2019

Une étude de Joep Konings et Gert Bijnens basée sur un document de stratégie du groupe de réflexion VIVES (Vlaams Instituut voor Economie en Samenleving) montre que 230.000 emplois ont été créés entre le troisième trimestre 2014 et le troisième trimestre 2018, dont 133.000 emplois pour les travailleurs du secteur privé. Par ailleurs, le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 35.000 unités, l'emploi dans le secteur de l’aide sociale et des soins de santé de 50.000 unités et l’emploi dans le secteur public de 12.000 unités (principalement au niveau régional). Dans le secteur de l’aide sociale et des soins de santé, le tax shift a également introduit des mesures spécifiques de réduction des coûts salariaux qui ont favorisé l'emploi. L’étude se concentre toutefois exclusivement sur l'impact des mesures gouvernementales de maîtrise des coûts salariaux dans le secteur privé sur la croissance du nombre de travailleurs dans ce secteur.

L'étude conclut que sur les 133.000 emplois supplémentaires pour les travailleurs du secteur privé au cours des quatre premières années de la législature, plus de la moitié (55% ou 73.000 emplois) sont imputables aux mesures de maîtrise des coûts salariaux du gouvernement (tax shift, saut d'index, adaptation de la loi sur la norme salariale). De plus, les effets différés du tax shift généreront encore 8.000 emplois supplémentaires en 2019, ce qui portera le total à plus de 80.000 emplois supplémentaires.

Il est à noter que Joep Konings et Gert Bijnens restent très prudents dans l'estimation de l'impact positif du saut d’index. Leur modèle de ‘machine learning’ indique que l'impact sur l'emploi dans le secteur privé se situerait entre +0,5 et +2,9% (point médian +1,68%), mais dans un souci de prudence, ils estiment cet impact positif à +0,75% seulement. S’ils s’étaient basés sur le point médian de l'estimation, l'impact de toutes les mesures se chiffrerait à environ 100.000 emplois supplémentaires.

Même si l'étude de la KU Leuven est très prudente, elle confirme les constatations antérieures de la Banque nationale établissant que la croissance économique dans notre pays a été exceptionnellement intensive en main-d'œuvre ces dernières années et que cette situation est largement imputable aux mesures de compétitivité. Ces mesures de maîtrise ou de réduction des coûts du travail ont donc surtout été un cadeau pour l'emploi !

« Cela signifie que le gouvernement fédéral, appuyé par les accords salariaux modérés des partenaires sociaux, a emprunté la bonne voie ces dernières années. Il convient à présent de ne pas annuler ces résultats positifs et de poursuivre les efforts. Il subsiste en effet un handicap salarial absolu d'environ 10% par rapport aux Pays-Bas, à la France et à l'Allemagne. C'est pourquoi la FEB propose une nouvelle baisse des cotisations patronales de 25% à 20% sur la période 2020-2024. Cela stimulera plus avant la demande de main-d'œuvre dans le secteur privé. De plus, si l’on parvient à pourvoir ces emplois, l’État devra payer moins d’allocations et il percevra plus d’impôts et de cotisations sociales, ce qui aura un effet positif sur nos finances publiques. Les prochains gouvernements devraient donc continuer à travailler sur deux fronts sur le plan socio-économique : d’une part, des mesures de compétitivité renforçant encore la compétitivité et les possibilités d'exportation de nos entreprises, et d’autre part, des mesures d'activation visant à rendre le travail plus attractif , » déclare Pieter Timmermans.


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