Donner sa chance à l’e-commerce en Belgique

L’e-commerce est indissociablement lié au commerce et au secteur logistique. Les centres de distribution et d’autres sous-secteurs, comme les sociétés de courrier express, offrent aujourd’hui des milliers d’emplois. Or, malgré le potentiel, l’e-commerce s’implante difficilement dans notre pays et nous sommes surclassés principalement par nos voisins du Nord.

Sofie Brutsaert, CENTRE DE COMPÉTENCE DÉVELOPPEMENT DURABLE & MOBILITÉ
12 mai 2015

Cette situation est en grande partie due à la rigidité de notre réglementation, qui doit être modernisée, et à nos coûts salariaux élevés. Si l’on y ajoute la concurrence fiscale parfois déloyale, il est facile de comprendre pourquoi la Belgique est à la traîne. Et laisse un vide que ses concurrents étrangers s’empressent de combler.

Mardi dernier, le ministre Peeters a organisé une table ronde sur l’e-commerce avec les partenaires sociaux du secteur logistique et du commerce pour identifier les problèmes. Syndicats et employeurs se sont montrés disposés à discuter du dossier en vue de créer de nouveaux emplois. La Fédération d'employeurs pour le commerce international, le transport et la logistique et la Fédération du commerce et des services Comeos demandent surtout plus de flexibilité (e.a. pour le travail de nuit) et attirent l'attention sur le niveau élevé des coûts salariaux en Belgique par rapport aux voisins directs.

Il a été convenu de convoquer une nouvelle table ronde en juin pour faire le point. L'objectif est que la discussion ait bien avancé d'ici à juillet 2015. Le thème de l'e-commerce sera en tout cas intégré dans la concertation du secteur logistique (CP 226).

C'est le même jour qu'a été lancée la plateforme e-commerce. Dans cette vaste initiative, les ministres De Croo, Peeters et Borsus unissent leurs forces avec le SPF Economie et de nombreuses entreprises et fédérations pour lever un maximum d'obstacles à l'e-commerce. A cet effet, 5 groupes de travail ont été créés concernant respectivement la réglementation, les systèmes de paiement, la flexibilité dans le travail et la logistique, l'innovation et l'entrepreneuriat et l'internationalisation. L'objectif est d'organiser les premières réunions en juin, de formuler ensuite des propositions de fond et de les discuter et les valider à l'automne.

FEB – La situation centrale de la Belgique en fait un lieu idéal pour les activités logistiques et commerciales.Elle dispose d'un réseau de transport dense et de nombreuses connaissances (linguistiques). Ce sont des atouts que nous devons exploiter en créant les conditions - sociales, économiques et de mobilité - qui permettront un développement équilibré et donneront aux entreprises belges les moyens d'affronter leurs concurrents à armes égales. Depuis longtemps, le commerce (B2B et B2C), comme la distribution et la logistique ne sont plus des activités locales, mais bien transfrontalières. Les secteurs classiques de la distribution et du commerce ont donc aussi besoin d'un cadre opérationnel pour pouvoir exploiter leurs atouts spécifiques. Il faut ainsi veiller à saisir les opportunités qu'offre l'e-commerce et à créer un win-win pour les employeurs et les travailleurs : croissance, compétitivité et emplois.


Article écrit en collaboration avec Edward Roossens


Nos partenaires

Domaines d'action

Un environnement entrepreneurial optimal est essentiel à une économie saine et à une croissance durable. La FEB entend contribuer à la création et au maintien d'un tel environnement, notamment en suivant attentivement tous les dossiers qui touchent de près la vie des entreprises. Voici, regroupés sous 18 thèmes, les dossiers sur lesquels elle concentre ses réflexions et initiatives.

Newsletter FEB IMPACT

Inscrivez-vous et recevez chaque semaine, dans votre boîte mail, les derniers articles parus.