Médecine du travail – Oeuvrer à une vision d’avenir

Le Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail se livre actuellement à un exercice en vue de développer une vision d’avenir de la médecine du travail. Il fait directement suite à une demande d’avis du ministre de l’Emploi, Kris Peeters, au sujet d’un arrêté visant à adapter la fréquence de la surveillance de santé en fonction du type de risque.

Kris De Meester, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
17 mai 2017

Cet arrêté a été écarté à l’unanimité par le Conseil supérieur, mais avec l’engagement d’entamer une réflexion sur le rôle des médecins du travail et des autres experts de la prévention dans le cadre de la santé au travail au sens large. Il n’y a presque pas de recherche scientifique et donc pas non plus de fondement scientifique pour justifier ou non une fréquence déterminée. Le défi est bien plus vaste que la simple question de la fréquence. L’enjeu serait plutôt l’utilisation optimale de la ‘médecine du travail’ pour la prévention.

Le Conseil supérieur a donc entamé un processus en vue d’identifier les bonnes pratiques et méthodes pour certains risques, situations de travail ou groupes à risque. Il est à la recherche de propositions largement soutenues par le monde de la médecine du travail lui-même et incluant le monitoring et l’évaluation. Cela doit permettre à terme d’évaluer leur impact par rapport à un scénario ‘care as usual’. On procédera ensuite à l’analyse de ces propositions, ainsi que de leur faisabilité pratique, de la plus-value (estimée) pour la prévention, de la cohérence avec d’autres disciplines de la prévention, la mise en œuvre, la sensibilisation, etc. En cas d’unanimité au Conseil supérieur, une telle proposition pourrait ensuite être admise comme alternative à la législation existante.

FEB – Il est nécessaire d’utiliser de manière optimale l’expertise du médecin du travail pour réaliser l’approche adéquate de la prévention et un gain en matière de santé dans les entreprises. Les questions en jeu sont : Comment associer davantage le médecin du travail aux analyses de risque, aux processus de travail, à la situation effective de l’entreprise et à l’approche collective des facteurs de risque ? Comment orienter la surveillance de la santé vers des études de plus-value (demandes spontanées, plaintes, réintégration, …) ? Comment permettre davantage de travail sur mesure tenant compte des caractéristiques de l’individu, de la nature du travail et de l’entreprise ? Il est également important que nous abandonnions et transformions la politique d’offre en des prestations de médecine du travail fondées sur les besoins et les demandes de l’entreprise, et ce dans un contexte de liberté du marché où la qualité doit primer.


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