Quel avenir pour notre sécurité sociale? – Les pensions passées au crible

La Belgique figure dans le peloton de tête européen, tant en termes de dépenses de sécurité sociale (29,1% du PIB – Commission européenne, 2015) que sur le plan des cotisations sociales (33% du coût salarial ; cotisations patronales et personnelles). Quelles sont les prestations de sécurité sociale offertes en contrepartie ?

Ineke De Bisschop, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
19 septembre 2018

Dans cette série, nous passons chaque semaine un aspect de la sécurité sociale belge au crible pour un benchmark européen. Nous examinons comment la Belgique se situe par rapport aux autres États membres de l’UE et si nous pouvons trouver de l’inspiration à l’étranger. Cette semaine nous étudions le principal pilier de la sécurité sociale : les pensions.

Le vieillissement et les dépenses de pension jouent un rôle important dans les dépenses croissantes de sécurité sociale : l’Ageing report de la Commission européenne (2018) montre qu’en 2016 déjà 27,6% du PIB étaient consacrés à des dépenses sociales liées au vieillissement (pensions, soins de santé, soins aux personnes âgées, allocations de chômage et enseignement). La Commission européenne a calculé à ce propos que les coûts sociaux de la Belgique augmenteraient encore sensiblement à 31,1% du PIB en 2040 et même 32,6% en 2070, ce qui nous amènerait de la cinquième place européenne aujourd’hui à la première place en 2070.

Bien que, dans la plupart des pays d’Europe occidentale, l’âge légal de la pension soit fixé à 67 ans à partir de 2020, la Belgique compte, avec la France, parmi les pires élèves d’Europe en ce qui concerne l’âge effectif de départ à la retraite : en 2016, il se situait encore à 60 ans en moyenne en Belgique (OCDE, 2016). Alors qu’en 2017, on dénombrait encore 2,3 actifs pour un pensionné, ce ratio diminue radicalement à 1,6 actif par pensionné en 2060, ce qui a aussi un impact sur le financement (Comité d’étude sur le vieillissement, 2018).

FEB – L’augmentation rapide des dépenses liées au vieillissement, renforcée par l’allongement de l’espérance de vie combinée à un âge de départ à la retraite très bas et à un ratio décroissant entre les actifs et les pensionnés, impose des efforts décisifs sur différents fronts : miser sur un taux d’emploi plus important des travailleurs âgés, développement du deuxième pilier de pension et accord réfléchi sur les métiers lourds.


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