FEB Communiqué de presse

24 juillet 2018
NL

Accord estival du gouvernement fédéral : plus de points positifs que de points négatifs

Le gouvernement fédéral vient de boucler le contrôle budgétaire. ‘Il est positif qu'une série de dossiers qui hypothéquaient le travail du gouvernement, comme Arco et Belfius, aient été débloqués. Il est également une bonne chose que des mesures aient été prises en vue de guider un plus grand nombre de demandeurs d'emploi vers les métiers en pénurie’, déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Au premier trimestre de 2018, on dénombrait en Belgique plus de 140.000 postes vacants. Le taux de vacance d’emploi s'élève actuellement à 3,47%, ce qui signifie que sur 1000 emplois disponibles, 35 environ restent inoccupés. Ce chiffre fait malheureusement de nous les champions européens en la matière et requiert un plan d'action concret. La problématique de la pénurie se pose en effet aujourd'hui, pas demain !

Les points positifs

Un renforcement de la dégressivité des allocations de chômage est une bonne chose. En augmentant l'allocation au cours des six premiers mois de chômage pour ensuite la faire baisser plus rapidement, le gouvernement adopte une mesure importante en vue de lutter contre les pièges à l’emploi. Il importe que la mesure soit budgétairement neutre.

En encourageant, par le biais d'une prime, les demandeurs d'emploi à suivre une formation conduisant à l'exercice d'un métier en pénurie, nous faisons d'une pierre deux coups : plus d'emploi dans les secteurs qui ont vraiment besoin de main-d’œuvre. Ces demandeurs d'emploi trouveront en effet plus rapidement un emploi. Même si une politique effective de contrôles et de sanctions reste une mission essentielle pour les services de l'emploi dans le cadre de l'obligation de disponibilité pour le marché du travail. L'adaptation de la clause d'écolage est également nécessaire : ainsi, les employeurs qui offrent des formations seront récompensés en pouvant maintenir leurs travailleurs en service plus longtemps.

Les travailleurs licenciés doivent s'inscrire auprès du service de placement compétent dans un délai d'un mois après la notification de leur licenciement. Il est important que l'avis conjoint des partenaires sociaux au sein du Conseil national du travail soit suivi lors de la mise en œuvre de la mesure.

Il est bon que la rémunération à l'ancienneté soit remise à l'agenda. La FEB est en effet de longue date favorable à une réforme des salaires, qui ne doivent plus être liés à l'âge mais bien à la compétence et à la productivité.

Les points négatifs

La FEB s’inquiète comme toujours de l’exécution concrète des mesures du deal pour l’emploi et surtout des mesures budgétaires. Au cours des prochaines semaines, elle examinera donc les textes de plus près afin de vérifier s’ils n’ont pas pour effet d’augmenter les coûts des entreprises.

Par ailleurs, les propositions formulées ne peuvent être ‘facultatives’. L’étude sur la rémunération à l’ancienneté dans notre pays démontrera que les salaires des travailleurs plus expérimentés sont trop élevés par rapport à leur productivité. Reste à voir si le gouvernement veillera ensuite effectivement à convertir ces résultats en actions concrètes.

La FEB est bien consciente que les mesures gouvernementales ne suffiront pas à pourvoir les nombreux emplois vacants : ‘Il est important que les gouvernements fédéral et régionaux transposent rapidement ce deal pour l’emploi en initiatives législatives concrètes et en mesures rapidement perceptibles sur le terrain. La problématique de la pénurie sur le marché du travail se pose en effet aujourd'hui. Les employeurs prendront aussi leur part de responsabilité en répétant que les entreprises ne doivent plus chercher l’oiseau rare et qu’elles doivent davantage miser sur la formation sur le terrain’, assure Pieter Timmermans.


PRESSE
COMMUNICATION & EVENTS
24 JUILLET 2018

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