FEB Communiqué de presse

12 mars 2019
NL

Il ne peut déboucher automatiquement sur un ‘no-deal’ !

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) déplore que la Chambre des communes britannique ait à nouveau rejeté aujourd'hui l'accord sur le Brexit et craint les conséquences d'un scénario 'no-deal'.

On ne peut qu'attendre et voir comment la Première ministre Theresa May et le Parlement britannique vont réagir dans les prochains jours. Quoi qu'il en soit, ce vote négatif ne peut déboucher automatiquement sur un scénario 'no-deal'.

Pour mettre un terme au chaos occasionné par le Brexit et limiter les dégâts, il ne subsiste d’après la FEB que deux options valables :

Primo, Theresa May peut acquérir un délai supplémentaire en demandant une prolongation des négociations et ainsi geler le Brexit. Elle pourrait alors utiliser ce temps pour mettre d'accord le monde politique britannique et faire approuver son accord par le Parlement d’une manière ou d’une autre. Cela permettrait d'obtenir un Brexit acceptable, avec une période de transition nécessaire. Ou elle peut mettre ce temps à profit pour organiser un second référendum ou opter pour un nouveau modèle où le R.-U. deviendrait par exemple membre de l'Espace économique européen, comme la Norvège.

Secundo, elle peut se fonder sur l’arrêt de la Cour de justice européenne, dans lequel il avait été décidé que le R.-U. peut unilatéralement annuler la procédure de sortie. Theresa May peut ainsi faire marche arrière et le R.-U. resterait au sein de l'UE, où il a sa place. Des chiffres officiels des autorités britanniques indiquent que, quelle que soit sa forme, le Brexit affectera sérieusement l'économie britannique, avec des pertes allant de 3,9% avec l'accord actuel à 9,3% en cas de ‘no-deal’.

“Il faut à tout prix éviter que la crise du Brexit débouche sur un scénario ‘no-deal’ désastreux et irraisonnable où les Britanniques quittent l’UE sans accord de séparation, sans phase transitoire ni perspective quant à une relation future durable avec l’UE. Un tel ‘cliff-edge Brexit’, impliquant des prélèvements et contrôles douaniers, serait un coup particulièrement dur pour l’économie belge. Selon une étude de la KU Leuven, la perte est estimée à 2,35% du PNB et plus de 42.000 emplois", déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.


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12 MARS 2019

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