Accord social : un compromis équilibré dans le cadre de la relance de l'économie

Le mardi 8 juin, à l’issue d’une longue réunion marathon, les partenaires sociaux ont conclu un accord social global. Un accord équilibré, qui contribuera à soutenir la relance de l’économie. C’est  loin d’être négligeable vu le contexte économique. Celui-ci est et reste difficile, avec un PIB qui au premier trimestre de 2021 est resté inférieur de 4% en volume au niveau de fin 2019, avec toujours plus de 200.000 travailleurs du secteur privé inscrits dans le régime de chômage temporaire COVID et 25% des entreprises (saines avant la crise) qui sont aujourd’hui en difficultés financières.


Pieter Timmermans, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ Monica De Jonghe, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
09 juin 2021

Les quatre grands dossiers sur lesquels les partenaires sociaux sont parvenus à un accord sont : 1. l’augmentation du salaire minimum sur plusieurs AIP. 2. la prolongation des délais pour l’harmonisation des pensions complémentaires entre ouvriers et employés. 3. l’augmentation temporaire du recours aux heures supplémentaires. 4. l’aménagement de la fin de carrière grâce aux emplois de fin de carrière. Par ailleurs, l’accord conclu prévoit une clause de paix sociale.

En cette période économique difficile, les partenaires sociaux ont donc assumé leurs responsabilités. Ils ont conclu un accord qui permettra d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat des travailleurs à bas salaires, sans faire dérailler les coûts salariaux. L’accord préserve notamment au maximum la compétitivité des entreprises par rapport aux pays voisins. Il fixe un calendrier réaliste pour l’harmonisation des retraites complémentaires. En effet, la crise corona a rendu impossible le maintien des échéances existantes de 2023 et 2025. Enfin, le système proposé pour l’augmentation temporaire du recours aux heures supplémentaires est une véritable «mesure de relance», afin que les entreprises puissent prendre «un nouveau départ» après la crise. Ce système prévoit que le régime favorable, instauré pendant la crise, pour les secteurs cruciaux en matière d’heures supplémentaires volontaires est maintenu jusqu’à fin 2022 et élargi à l’ensemble des secteurs.

L’accord conclu prévoit également une clause de paix sociale. Un point à ne pas sous-estimer non plus. Maintenant que la reprise est enfin en marche, nous ne pouvons nous permettre des grèves et des blocages.

L’accord doit maintenant faire l’objet de discussions en interne du côté des partenaires sociaux, puis au niveau du gouvernement fédéral. Ce dernier s'est déjà engagé à exécuter les accords dans leur intégralité.

Vous trouverez les détails de cet accord via ce lien.

Par ailleurs, au cours d’un webcast en direct, les négociateurs de la FEB Pieter Timmermans, CEO, et Monica De Jonghe, directeur général, expliqueront et commenteront plus en détail les contours et l’impact de l’accord conclu. Vous aurez également largement l’occasion de poser des questions. La diffusion en direct débutera demain, 10 juin, à 11h00. Vous pourrez y participer via ce lien.

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