« Trois quarts des entreprises subissent déjà un impact et le pire reste à venir »

Ces dernières semaines, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) a mené, en collaboration avec certaines de ses fédérations sectorielles, une enquête auprès des entreprises sur l'impact du nombre croissant d'infections au variant Omicron du virus SRAS-COV2 sur leurs activités. Après deux semaines d'enquête, les premiers résultats montrent que le taux d’absentéisme lié au COVID (contaminations et quarantaine confondues) est en hausse.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
24 janvier 2022

L'enquête menée par la FEB chaque mercredi, avec une première enquête le 12 janvier et une seconde le 19 janvier, permet de suivre, par l'intermédiaire de huit fédérations (Agoria, Fevia, Essenscia, Confédération Construction, Assuralia, Febelfin, Energia et Fedustria), le taux d’absentéisme dû au COVID dans 120 petites et grandes entreprises de différents secteurs de notre économie.

Taux d’absentéisme dû à une contamination au COVID-19 ou à une quarantaine

Lors de l'enquête menée la première semaine après les vacances de Noël, les taux d’absentéisme lié à une infection au COVID-19 ou à une quarantaine étaient encore relativement faibles dans la plupart des secteurs. Néanmoins, les industries technologique et alimentaire comptaient déjà un certain nombre d'entreprises présentant un taux d’absentéisme relativement élevé, ce qui a fait passer la moyenne de leur secteur au-dessus de 5 % et même à 7,5 % dans l'industrie alimentaire. Le taux d’absentéisme moyen pour toutes les entreprises interrogées au cours de la semaine du 12 janvier était de 4,1 %. Sur les quelque 85.000 travailleurs de ces entreprises, un peu plus de 3.500 étaient temporairement absents en raison d'une infection au COVID ou d'une quarantaine. 

La dernière enquête en date, menée le 19 janvier, montre que le taux d'absentéisme dû à une contamination au COVID ou une quarantaine s'élevait déjà à 4,8 % au cours de la deuxième semaine suivant les vacances de Noël. Les secteurs de la construction (2,3 %) et de la technologie (6,4 %), en particulier, connaissent une nette augmentation. En outre, l'industrie alimentaire est toujours l’une des plus touchées par ce phénomène, avec 7,2 % de son personnel indisponible. La situation est également très difficile dans l'industrie du textile, du bois et de l'ameublement (qui n'a réalisé sa première enquête que la semaine dernière). En moyenne, le taux d'absentéisme y est supérieur à 10 % et dans certaines entreprises, plus d'un quart du personnel manque à l’appel.

Impact des absences liées au COVID sur les activités de production et les services

En outre, l'enquête s'intéressait également à l'impact des absences liées au COVID sur la production et les services. Il en ressort que, dans la semaine du 12 janvier, deux tiers des entreprises subissaient déjà un certain impact (voir graphique 1), alors qu’environ 19 % étaient déjà (très) fortement impactées.

Une semaine plus tard, ces chiffres ont encore augmenté. Près de 3 entreprises sur 4 disent subir aujourd'hui un impact négatif sur leur activité. Il convient également de souligner que nous constatons une augmentation du nombre d'entreprises pour lesquelles les absences liées au COVID ont un impact important ou très important (27 %) sur la production ou l'activité (voir graphique 2).

« Nous observons très clairement une pression croissante sur les entreprises en raison des absences du personnel liées à Omicron. Cela ne concerne donc pas seulement le secteur de l'enseignement, mais aussi le secteur privé. Le pic n'étant pas encore en vue, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter l'impact sur les entreprises. L'accord entre les partenaires sociaux conclu à la fin de la semaine dernière et permettant de faire appel plus facilement aux étudiants, aux (pré-)pensionnés, aux demandeurs d'asile ou aux collaborateurs qui bénéficient d'un crédit-temps ou exercent un emploi de fin de carrière, arrive donc à point nommé. Le gouvernement doit maintenant mettre en œuvre ces mesures rapidement, sans quoi elles interviendront irrémédiablement trop tard », indique Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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