Le nombre d’entreprises en difficulté financière réduit de moitié grâce aux mesures gouvernementales

À la suite du séisme provoqué par la crise du COVID-19, de nouveaux calculs effectués par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et Graydon, spécialiste des informations d’entreprise, démontrent qu’en l’absence de mesures gouvernementales prises depuis le début de la crise, plus de 43% des entreprises éprouveraient, aujourd’hui, d’importantes difficultés financières. Grâce aux mesures de soutien prises par le gouvernement fédéral et les autorités régionales, ce pourcentage est retombé à 25%. Il apparaît donc que les mesures prises, telles que l’allégement de la procédure pour le chômage temporaire, les garanties d’État sur les crédits aux entreprises et les primes de soutien régionales, ont porté leurs fruits. Néanmoins, la menace du coronavirus plane toujours sur notre économie. Seule une politique de relance mûrement réfléchie, et portée par un gouvernement majoritaire et de plein exercice, pourra nous permettre de limiter les dégâts et d’éviter une crise de solvabilité.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
09 septembre 2020

Les mesures de soutien fonctionnent et permettent à de nombreuses entreprises de traverser la crise

Il ressort de l’étude, premièrement, que sans mesures de soutien, selon les estimations réalisées, plus de la moitié des entreprises belges rencontreraient aujourd’hui d’importants problèmes de liquidité et plus de 43% de nos entreprises présenteraient des risques de faillite. Un véritable marasme économique.

Les mesures de soutien, telles que les mesures relatives au chômage temporaire, les accords bancaires ou encore les primes régionales, ont considérablement permis de réduire le nombre d’entreprises en difficulté à hauteur, selon les estimations, d’une entreprise sur quatre (ou une entreprise sur six si l’on exclut celles qui étaient déjà en difficulté avant la crise). Comparativement à la situation d’avant-crise, les besoins supplémentaires de liquidité s’élèveraient actuellement à environ 83 milliards EUR. 

Les entreprises plus petites et plus jeunes souffrent proportionnellement plus de la crise

Il apparaît également que les entreprises plus jeunes et de plus petites tailles souffrent proportionnellement plus de la crise que les entreprises plus âgées et plus grandes. Cela ne signifie pas pour autant que les grandes entreprises sont moins impactées par la crise du coronavirus mais bien qu’elles résistent mieux car elles ont eu, avec les années, le temps de se constituer des réserves plus importantes que les plus petites et les plus jeunes entreprises.

Ce constat est alarmant dans la mesure où de nombreuses « start-ups » et « scale-ups », représentant les entreprises de demain, pourraient disparaître et peser ainsi sur notre potentiel de croissance à moyen et long termes.

16% des entreprises saines avant la crise, potentiellement confrontées à d’importants problèmes de liquidité

Selon l’analyse de Graydon, 16% des entreprises dont la situation était parfaitement saine avant la crise (soit près d’une entreprise belge sur six) seraient confrontées aujourd’hui à d’importants problèmes de liquidité. Si rien n’est fait, la crise de liquidité que vivent aujourd’hui de nombreuses entreprises pourrait se transformer en une crise de solvabilité. Bon nombre d’entreprises seraient alors contraintes de se déclarer en faillite avec toutes les conséquences économiques qui s’en suivraient : augmentation massive du chômage, détérioration des finances publiques, ralentissement de la croissance potentielle, etc.

Comment éviter les faillites et les pertes d’emploi ?

Pour restaurer la solvabilité des entreprises, la FEB demande au gouvernement de prendre des mesures additionnelles...Il s’agit de mesures telles que, par exemple, le recentrage et le renforcement de la déduction pour intérêts notionnels pour les petites entreprises, un renforcement du Tax Shelter pour les start-ups et scale-ups (conformément à la recommandation de l’ERMG) et une mobilisation de l’épargne publique et privée (y compris les réserves des entreprises saines) par des mécanismes d’incitation. 

Eric van den Broele, Senior Manager Research & Development Graydon Belgium : « Il ressort que malgré la crise de nombreuses entreprises détiennent des réserves importantes. Il serait donc bon de développer des mécanismes de solidarité volontaire qui stimuleraient ces entreprises à aider celles qui se voient mises en difficulté par la situation actuelle. Le gouvernement pourrait développer des mesures fiscales qui soutiendraient cette idée afin de créer un effet multiplicateur. »

« Cette étude montre que la crise n’est pas du tout terminée. 16% des entreprises qui étaient saines avant la crise risquent de rencontrer des difficultés. Nous ne pouvons pas ignorer ce fait. Les décideurs politiques doivent, conjointement avec les fédérations d’employeurs concernées, examiner les mesures supplémentaires à prendre pour renforcer la solvabilité des entreprises. Nous demandons dès lors aux préformateurs de mettre sur la table, de toute urgence, un plan de relance économique et de donner l’impulsion nécessaire à cet effet dans l’accord de gouvernement », conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Lien vers la note détaillée et vers les slides.  

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