La COP25 reporte les principales décisions à la COP26

La COP25 s’est tenue à Madrid du 2 au 13 décembre. Pendant deux semaines, les représentants de quelque 200 pays se sont réunis pour définir les grandes lignes de la politique climatique mondiale. La conférence s'est clôturée avec deux jours de retard, mais sans déclaration ambitieuse.


Sebastiaan Marien, CENTRE DE COMPÉTENCE ÉNERGIE, CLIMAT & MOBILITÉ
18 décembre 2019

Il avait été convenu dans l'Accord de Paris sur le climat « de contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C [...] et de poursuivre l'action menée pour limiter l'élévation des températures à 1,5°C ». Cependant, un rapport du GIEC de 2018 a révélé qu'en tenant compte des ambitions climatiques des différents pays signataires de l'Accord de Paris, le réchauffement de la planète serait encore supérieur à 3°C, un chiffre nettement inférieur aux 5°C annoncés en cas de politique inchangée mais bien au-delà de l’objectif de 1,5°C à 2°C fixé dans l’Accord de Paris. C'est pourquoi l’un des principaux objectifs de cette COP avancés par le Chili, qui présidait la conférence, était de relever les objectifs climatiques nationaux. Dans la déclaration finale, cela s’est finalement traduit par une formulation plutôt vague stipulant que les ambitions climatiques pour 2030 « devront être renforcées autant que possible » lors du prochain sommet sur le climat, donc lors de la COP26 qui se tiendra à Glasgow. 

L'UE a toujours montré l'exemple par sa politique climatique. Elle le fait aujourd’hui encore à travers son Green Deal et l'objectif qu’elle s’est fixé de devenir le premier continent climatiquement neutre au monde d'ici à 2050. Les résultats de cette conférence sur le climat montrent cependant que cet exemple est loin d’être suivi par tous. Il est pourtant indispensable que toutes les grandes économies prennent leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique. Telle est la position de la FEB depuis longtemps. 

Un autre objectif de cette COP était d’élaborer les règles de mise en œuvre de l’article 6 de l’Accord de Paris sur le climat. Cet article énonce le principe selon lequel les pays qui émettent trop de gaz à effet de serre peuvent procéder à des réductions dans d'autres pays à titre de compensation. Et ce, afin d'atteindre la neutralité climatique au niveau mondial. La mise en œuvre de l'article 6 implique l’élaboration d’un cadre sur la manière dont les pays peuvent conclure des accords à ce sujet entre eux, dont ces accords doivent être enregistrés et dont les réductions doivent être calculées, afin notamment d'éviter les doubles comptages. Finalement, aucun accord n’a été trouvé concernant l’article 6. Ce point a également été reporté à la COP26. Dans la mesure où elle préfère des règles de mise en œuvre adéquates de cet article 6 plutôt qu’un mauvais accord, la FEB ne regrette pas cette décision. 

En marge de la conférence sur le climat, la FEB a également eu des contacts avec les quatre ministres du climat (fédéral : ministre Marghem, Flandre : ministre Demir, Wallonie : ministre Henry et Bruxelles : ministre Maron) ainsi qu’avec les différents parlementaires qui faisaient partie de la délégation belge à la COP25. Lors de ces contacts, elle a abordé quelques-unes de ses préoccupations concernant la politique climatique, et notamment concernant le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières proposé par la Commission européenne dans son Green Deal ou la réglementation sur la taxinomie en cours d’élaboration au niveau européen.

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