Gain d'efficacité dans le secteur logistique estimé à 372 millions EUR

À l’heure actuelle, le bon de transport électronique est trop peu utilisé, bien que le fait de passer du bon de transport en papier au numérique peut faire économiser 372 millions d’euros aux entreprises belges de transport. C’est ce que démontrent les calculs de la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) et l’ASA (Agence pour la Simplification Administrative). Le ministre de l’Agenda numérique et de la Simplification administrative Philippe De Backer reconnaît le potentiel et il veut encourager les transporteurs à faire la transition. « La numérisation ne nous permet non seulement d’économiser de l’argent, mais aussi de réduire la paperasserie et de rendre les contrôles plus efficaces », dit De Backer. 

Presse, COMMUNICATION & EVENTS
22 mai 2019

Depuis un an, un essai est en cours au Benelux, dans lequel les transporteurs utilisent un bon de transport numérique au lieu d’en papier pour les transports internationaux. Un bon de transport est un formulaire à remplir en cas de transport de marchandises. En parallèle, la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) et l’ASA (Agence pour la Simplification Administrative) ont analysé les économies potentielles que les entreprises de transport peuvent réaliser en passant du bon de transport en papier à l’électronique. « La transition vers le bon de transport électronique permet aux chargeurs, transporteurs et transpondeurs d’économiser ensemble 13,11 euros par bon de transport. En sachant que chaque année, environ 28 millions de bons de transport sont établis en Belgique, les économies potentielles peuvent atteindre 372 millions d’euros », dit Tom Wolfs de l’ASA. 

Aujourd’hui, le ministre de l’Agenda numérique et de la Simplification administrative Philippe De Backer s’est rendu dans une entreprise de transport à Hamme qui est déjà passée au bon de transport numérique. Philippe De Backer : « Le numérique, c’est la nouvelle norme. Utiliser le bon de transport numérique permet de réduire de façon drastique les charges administratives pour le transport transfrontalier de marchandises et d’améliorer le processus logistique. Dans les secteurs des PME comme le transport, la numérisation est un grand pas en avant, mais les chiffres de cette recherche démontrent que c’est dans leur propre intérêt. Les contrôles se déroulent également de manière plus efficace et la concurrence loyale est améliorée. De plus, le transport transfrontalier est considérablement facilité, plus sûr et meilleur marché. Ce système devrait être déployé partout en Europe. » 

François Bellot, ministre de la Mobilité : « « Le projet pilote relatif à la lettre de voiture électronique, initié en mai 2016 en Belgique et élargi en mars 2018 à l’ensemble du Benelux, constitue une belle avancée pour nos entreprises de transport, en permettant de réduire leurs charges administratives. En outre, la lettre de voiture électronique permet de faciliter et de rendre plus efficaces les contrôles réalisés par les services de nos trois pays, qui organisent déjà des actions communes depuis plusieurs années. Ce projet pilote est donc très instructif pour le Benelux, mais également pour les autres pays européens, car il permet de tester la lettre de voiture électronique en transport international ; le Benelux joue donc encore une fois son rôle de véritable laboratoire de l’Europe à travers ce projet. » 

« Il faut d’abord résoudre certaines problématiques importantes avant de pouvoir accélérer la numérisation dans le secteur logistique », dit Sofie Brutsaert, conseiller logistique de la FEB. « Les entreprises que nous avons interrogées indiquent que le manque de connaissances sur l’e-CMR des partenaires commerciaux les empêche de numériser ou de poursuivre la numérisation. Le territoire restreint pour lequel l’e-CMR est valable est également vécu comme étant gênant. Un troisième perturbateur est l’incompatibilité des systèmes logiciels disponibles. »


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