Accord Brexit : un joli cadeau de Noël en temps de coronavirus

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) est soulagée et se réjouit que le Royaume-Uni (RU) et l’Union européenne (UE) aient réussi à trouver un accord commercial. Malgré ces bonnes nouvelles, de nombreux changements interviendront pour les entreprises qui font du commerce avec le Royaume-Uni. La FEB appelle donc à des mesures de soutien appropriées pour les secteurs les plus touchés.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
24 décembre 2020

Pas de tarifs ou de quotas douaniers 

La FEB est particulièrement soulagée qu’après des mois de négociations un accord ait été conclu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni au sujet de la future relation commerciale. Cet accord écarte le risque de l’introduction de tarifs ou de quotas douaniers sur les échanges entre l’UE/la Belgique et le Royaume-Uni. Ceci est une bonne nouvelle pour nos entreprises belges parce que le Royaume-Uni est l’un de nos plus importants partenaires commerciaux. En effet, l’absence d’accord commercial aurait entraîné l’application des tarifs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’application de ces tarifs OMC au commerce bilatéral BE/RU annuel aurait entraîné l’introduction de tarifs à hauteur de 2,2 milliards EUR par an, dont 1,6 milliard EUR sur les exportations belges vers le RU et 0,6 milliard EUR sur nos importations en provenance du RU.

Besoin de mesures de soutien

Néanmoins, malgré la conclusion de ce nouvel accord commercial, de nombreux changements interviendront dès son entrée en vigueur puisque le Royaume-Uni quittera effectivement le marché intérieur et l’union douanière. Par exemple, les entreprises seront confrontées à l’introduction des formalités douanières et des nouvelles règles de TVA applicables à un pays tiers, à l’obligation de respecter deux systèmes REACH relatifs aux substances chimiques, etc. La FEB appelle donc les autorités européennes et belges à mettre en place d’urgence des mécanismes adéquats de soutien aux secteurs les plus touchés par le Brexit. La FEB demande que ces futures nouvelles mesures de soutien soient les plus similaires possible à celles en lien avec le COVID, par exemple le chômage temporaire, pour éviter à nos entreprises une surcharge administrative.

Par ailleurs, vu qu’il n’a pas été aisé pour les entreprises de se préparer totalement à la nouvelle situation, la FEB appelle les autorités à faire preuve de pragmatisme dans la mise en œuvre des changements à venir afin d’aider les entreprises bona fide à se mettre pleinement en conformité en cas de manquements éventuels, et non pas de les sanctionner immédiatement.

« En plus de la crise sanitaire et d’une crise des faillites imminente, notre pays ne pouvait pas se permettre une crise Brexit. Le monde des entreprises belge est donc soulagé qu’un accord commercial ait été conclu avec les Britanniques. Un joli cadeau de Noël sous le sapin qui nous protégera en partie contre de nouveaux dommages économiques et des pertes d’emplois. Cela dit, puisque les Britanniques quittent effectivement le marché intérieur et l’union douanière, nos entreprises devront respecter de nouvelles procédures et règles dès l’entrée en vigueur du nouvel accord. Il est crucial de leur apporter un soutien adéquat et de prévoir une période d’implémentation pendant laquelle les entreprises auront la possibilité de s’adapter pleinement à la nouvelle situation », insiste Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB. 

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