Accord commercial avec le Royaume-Uni : une mesure de relance clé

Les négociations relatives au Brexit sont à nouveau dans une phase critique. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) espère que les négociations en vue d’un accord commercial entre le Royaume-Uni (R.-U.) et l’Union européenne (UE) se concluront dans les prochains jours. Un accord rapide est en effet nécessaire afin de laisser suffisamment de temps pour l’adoption formelle des textes. L’absence d’un accord commercial aurait de graves conséquences économiques pour notre pays. En plus de la crise du coronavirus et d’une crise imminente des faillites, notre pays ne peut se permettre une crise du Brexit. Un accord commercial doit nous prémunir contre davantage encore de dommages économiques et de pertes d’emplois. Un commerce international libre, juste et réglementé demeure crucial pour notre prospérité, même avec le COVID-19. Telle est la conclusion de la FEB dans sa nouvelle publication ‘Focus Trade’.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
17 novembre 2020

Brexit : éviter un scénario ‘cliff-edge’

Il reste très peu de temps pour clore les négociations en vue d’un accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni applicable à partir du 1er janvier 2021, c’est-à-dire le jour où le R.-U. quittera effectivement le marché intérieur et l’Union douanière. De nombreuses entreprises belges pâtissent de cette insécurité juridique. La FEB espère dès lors une percée rapide dans les négociations et compte sur un accord commercial avec le Royaume-Uni le plus large et le plus approfondi possible, qui garantisse le bon fonctionnement du marché intérieur européen et une concurrence équitable. Le Royaume-Uni est en effet le quatrième principal partenaire commercial de notre pays. Pour notre économie exportatrice, il est capital que les échanges entre le Royaume-Uni et la Belgique restent aussi faciles que possible après le Nouvel An.

Les chaînes de valeur globalisées font partie de la solution et non du problème

La crise du coronavirus a démontré l’importance du commerce international libéralisé et des chaînes de valeur globalisées pour notre pays. Hormis des problèmes logistiques temporaires et à l’exception notable de certains sous-segments dans le secteur de la santé (ex. masques, gels ou vêtements de protection), ces chaînes de valeur ont globalement bien fonctionné. Elles sont essentielles pour garantir l’approvisionnement de nos entreprises.

Contrairement à certaines conclusions hâtives, la crise du COVID-19 n’a globalement pas illustré une dépendance trop importante ou problématique de l’Union européenne envers des fournisseurs non-UE. Au contraire, les chaînes de valeur globalisées font partie de la solution et non du problème. Elles contribuent à la nécessaire diversification de nos sources d’approvisionnement et marchés d’exportation.

CETA – 3 ans après : les promesses se matérialisent, pas les craintes

Le libre-échange et les chaînes de valeur globalisées génèrent de nombreux avantages pour notre pays, ils créent de la croissance et des emplois, et conduisent à une plus grande prospérité. D’où l’impérative nécessité de continuer à soutenir l’ouverture de marchés tiers, tels que le Royaume-Uni notamment, grâce à une mondialisation encadrée par des règles.

En septembre, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (CETA) a fêté ses trois ans de mise en œuvre. Après les discussions difficiles en Belgique francophone fin 2016, on peut désormais affirmer que l’accord porte ses fruits. En effet, les exportations belges ont augmenté et notre balance commerciale s’est inversée pour devenir positive. Le CETA n’a pas uniquement rendu les échanges entre la Belgique/l’Union européenne et le Canada moins chers (grâce à des abaissements tarifaires) et plus simples (grâce à une simplification des procédures douanières). Il permet également à de nouveaux acteurs belges et européens de proposer plus aisément leurs biens et services au Canada.

Par ailleurs, les principales craintes formulées en 2016 ne se sont pas matérialisées. À titre d’exemple, nous ne sommes confrontés ni à une hausse massive et problématique des importations canadiennes ni à une remise en question du droit de réguler des autorités nationales. Preuve supplémentaire du bien-fondé et des retombées positives de ces accords commerciaux négociés par l’Union européenne avec ses partenaires commerciaux.

« En cette période marquée tant par les effets persistants du COVID-19 sur nos entreprises et sur l’économie mondiale, que par diverses tensions internationales ou par les incertitudes liées au Brexit, je voudrais souligner combien le commerce extérieur est crucial pour notre pays. Les retombées positives, comme celles de l’accord CETA, sont évidentes. Le commerce international est donc une mesure de relance clé. Une mesure qui, de surcroît, ne coûte pour ainsi dire rien ! L’absence d’accord commercial avec les Britanniques aurait de graves conséquences économiques pour notre pays. Une crise du Brexit qui viendrait s’ajouter à la crise sanitaire et économique actuelle doit être évitée à tout prix », affirme Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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‘Focus Trade’

Cette nouvelle publication de la FEB, rédigée par les experts de son Centre de compétence Europe & International, entend contribuer à informer les entreprises sur les défis et opportunités liés au commerce et à l’investissement, et ainsi soutenir leur internationalisation accrue. En outre, ce Focus International Trade s’inscrit également dans les efforts de la FEB en faveur d’un débat objectif sur les retombées du commerce international pour notre pays.

Découvrez la première édition du ‘Focus Trade’ via ce lien.

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