Et où reste la courbe exponentielle de la vaccination ?

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) constate que la nouvelle recrudescence de l’épidémie impose la prise de mesures supplémentaires. Mais les nouvelles mesures de durcissement frappent particulièrement les entreprises. Elle émet aussi de sérieux doutes quant à l’efficacité des nouvelles restrictions imposées aux commerces non essentiels. Pour faire baisser la courbe le plus rapidement possible, la FEB demande une limitation maximale des contacts et une accélération de la campagne de vaccination.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
24 mars 2021

La FEB est consciente que les chiffres sont alarmants et qu’il faut agir maintenant pour réduire radicalement le nombre d’infections afin de sortir les hôpitaux de la zone de danger. Si la situation continue à échapper à tout contrôle, l’organisation patronale craint également que le nombre croissant de cas de coronavirus ne perturbe profondément le fonctionnement des entreprises en raison de l’augmentation du nombre de travailleurs malades et des obligations de quarantaine et d’isolement.

Des mesures particulièrement douloureuses

Néanmoins, la FEB se pose de sérieuses questions sur le nouveau confinement, qui frappe à nouveau durement le monde des entreprises. Le fait, par exemple, que les commerces non essentiels ne puissent plus ouvrir que sur rendez-vous est particulièrement difficile. Depuis la réouverture des commerces non essentiels en décembre, nous n’avons pas constaté d’augmentation significative du nombre de cas de coronavirus dans les mois qui ont suivi... jusqu’à ce qu’on augmente la bulle extérieure à 10. De plus, ces entreprises ont investi massivement pour que les achats se fassent dans les conditions les plus sûres possible. S’il y a des problèmes quelque part, il est plus probable qu’on les trouve dans la rue où le ‘contrôle social’ laisse souvent à désirer. Une étude réalisée par la FEB et Graydon au début de cette année montre qu’un peu plus d’une entreprise sur cinq dans le secteur du commerce de détail a été tellement touchée par la crise sanitaire et les nombreuses fermetures obligatoires qu’elle se trouve aujourd’hui dans une situation critique.

Par ailleurs, la FEB regrette que les avis sur l’impact du coronavirus sur le lieu de travail et sur les entreprises soient élaborés sans associer les organisations patronales à l’analyse et sans leur donner la possibilité d’adapter la prévention des risques. Plusieurs erreurs d’appréciation sont donc simplement considérées comme vraies.

Un confinement le plus court possible

Le fait que ce troisième confinement contrecarre la réouverture récente des entreprises touchées, telles que les coiffeurs et les métiers de contact non médicaux, est également particulièrement éprouvant. Il y a quelques semaines à peine, le plan de sortie a été proposé et les entreprises fermées ont enfin pu entrevoir le bout du tunnel et se concentrer sur leur réouverture. La FEB craint que les nouvelles restrictions ne perturbent davantage le déploiement du plan de sortie et les perspectives promises. Si chacun limite au maximum ses contacts, il devrait être possible de ne pas tenir les secteurs fermés à la gorge plus longtemps que nécessaire.

Un plan de solvabilité pour éviter les faillites

Un an après le début de la crise du coronavirus, tous les secteurs sont en plus mauvaise posture qu’avant la crise. Aujourd’hui, 94% des entreprises se portent moins bien qu’à la fin de 2019 et près de 30% se trouvent dans une situation critique et sont au bord de la faillite. Ce troisième confinement ne fait que nous rapprocher d’une gigantesque crise des faillites. Dès lors, un nouveau plan de soutien global contenant des mesures drastiques en faveur de la solvabilité pour aider les entreprises s’impose d’urgence.

« Un an après le début de la pandémie, nous devons malheureusement constater que la propagation du virus augmente à nouveau fortement, mettant une fois de plus à rude épreuve un grand nombre d’entreprises. D’où notre demande très claire : plutôt que la courbe de contamination, nous préférerions voir croître de manière exponentielle la courbe de vaccination ! Seule une stratégie de vaccination 24/7 accélérée permettra de garantir la perspective promise d’une normalisation de l’économie à partir du 1er mai », déclare Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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