L’ouverture des magasins est un important point positif, mais le renforcement de la solvabilité un point d’attention

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) se réjouit que le comité de concertation ait décidé de permettre aux commerces non essentiels de rouvrir leurs portes. Pourtant, la crise sanitaire continue d’affecter lourdement le monde des entreprises. C’est pourquoi la FEB demande instamment des mesures afin de renforcer l’assise financière des entreprises. Enfin, elle appelle chacun à respecter scrupuleusement les règles afin d’éviter une troisième vague.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
27 novembre 2020

La réouverture des commerces non essentiels est une décision extrêmement bienvenue pour les quelque 20.000 magasins et au moins autant de travailleurs indépendants qui peuvent rouvrir leurs portes. Environ 100.000 à 150.000 travailleurs pourront ainsi également reprendre le travail. Cette décision est aussi cruciale parce que les possibilités prévues pour les achats électroniques (e-commerce et click-and-collect) n’offraient une solution que pour un nombre limité de magasins. Et seulement pour une partie limitée du chiffre d’affaires, notamment en raison de la forte concurrence des grands acteurs étrangers du commerce électronique.

Pour de nombreuses industries belges (par exemple l’industrie de l’ameublement ou les fabricants de matériaux de construction), la réouverture des magasins belges est également particulièrement importante, car ceux-ci représentent souvent la moitié de leur chiffre d’affaires ou plus.

Le fait que les commerces puissent rouvrir est par ailleurs une décision logique, car les magasins ne sont certainement pas des foyers de contamination, et ce, notamment grâce aux nombreux investissements réalisés par les commerçants pour permettre aux achats de se dérouler dans des conditions sûres.

Après les liquidités, il y a urgence à renforcer la solvabilité

La situation économique reste cependant très précaire. Ce deuxième lockdown a été et est toujours un nouveau coup de massue financier pour de nombreux commerces, établissements horeca, métiers de contact et activités liées au transport aérien et au tourisme. Dans d’autres activités économiques également, les effets de second tour de la crise économique se font de plus en plus sentir (baisse des investissements des entreprises, réduction des achats de biens durables par les consommateurs, etc.).

Afin d’éviter une crise des faillites et partant une crise du chômage, la FEB appelle dès lors le gouvernement à élaborer d’urgence un plan de solvabilité. Ce plan doit contenir des mesures qui renforcent durablement l’assise financière de nos entreprises pour les prochaines années. On pourrait par exemple envisager un nouveau régime Cooreman-De Clercq, rendre fiscalement possible la constitution de réserves de reconstitution, encourager les prêts subordonnés, recentrer et renforcer la déduction des intérêts notionnels, renforcer le tax shelter pour les start-ups et scale-ups, ou encore mobiliser l’épargne à travers des incitants ciblés.

Les règles d’hygiène restent d’application

Qu’il s’agisse de recherche et de développement, d’études cliniques, de production ou de logistique, nombre d’entreprises et de chercheurs belges sont des maillons essentiels dans la recherche d’un vaccin contre le coronavirus. Cela prouve une nouvelle fois que l’innovation n’est pas seulement un catalyseur de croissance économique et de création d’emploi, mais qu’elle relève aussi des défis sociétaux et contribue à la prospérité de la société. Il faudra toutefois encore un peu attendre avant de disposer de ce vaccin libérateur. Dans l’intervalle, il reste crucial que chacun respecte strictement les 6 règles d’or contre le coronavirus et se conforme aux mesures en vigueur. On évitera ainsi de nouvelles résurgences de la maladie et donc des complications qui enfonceraient encore un peu plus notre économie.

« Un mois après le deuxième confinement, la réouverture des magasins constitue un important point positif. La période de Noël est d’une importance vitale pour de nombreux commerçants afin de compenser quelque peu les lourdes pertes de chiffre d’affaires de l’année écoulée. Néanmoins, de nombreux entrepreneurs et entreprises sont au bord du gouffre et c’est d’ailleurs de plus en plus souvent le cas d’entreprises qui étaient saines avant la crise. Nous devons donc faire tout ce qui est en notre pouvoir afin d’éviter les faillites et les licenciements qui en découlent. Cela nécessite d’urgence un plan ambitieux de mesures structurelles afin de renforcer la solvabilité de nos entreprises », déclare Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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