Des mesures pour lutter contre la crise du coronavirus, mais nécessité également d’un plan Marshall pour éviter une crise des faillites

Le Comité de concertation du gouvernement fédéral et des entités fédérées vient d’annoncer une série de restrictions supplémentaires. Celles-ci ont un impact considérable sur les entreprises. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) se montre compréhensive vis-à-vis de ces décisions et est consciente que des actions radicales sont la seule option pour éviter l’effondrement de notre système de santé. Nous devons maintenant faire tout ce qui est en notre pouvoir afin d’éviter les faillites et les licenciements qui en découlent. Une série de mesures structurelles doivent donc être prises de toute urgence pour renforcer la solvabilité de nos entreprises. La FEB demande à se concerter avec le gouvernement sur cette question dans les plus brefs délais.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
30 octobre 2020

Le reconfinement devrait permettre de sortir nos hôpitaux de la zone de danger, mais aura un impact énorme sur la société et les entreprises. La FEB craint dès lors que ce deuxième confinement mette brutalement en péril la viabilité de nombreuses entreprises. Les nouvelles règles portent en effet un coup particulièrement sévère aux entreprises qui n’étaient pas encore totalement remises du premier confinement. C’est dans le secteur du commerce, où de nombreuses mesures sanitaires ont été prises, que ces nouvelles décisions sont particulièrement dures.

Néanmoins, l’organisation patronale fait également preuve de compréhension à l’égard de cette décision. Plus le virus se répand, plus le nombre de travailleurs malades augmentera, menaçant ainsi les entreprises de paralysie. La propagation du virus doit donc être endiguée par tous les moyens. Contrairement au premier confinement au printemps, davantage d’entreprises devraient pouvoir poursuivre leurs activités, e.a. grâce à toutes les mesures sanitaires qu’elles ont prises et vont encore prendre. De cette manière, des pans importants de notre tissu économique ne seront pas complètement ébranlés et les chaînes de production pourront continuer à fonctionner.

Le renforcement de l’assise financière des entreprises, une nécessité

Des chiffres recueillis par la FEB en collaboration avec le bureau d’étude Graydon montrent que 16% des entreprises qui étaient parfaitement saines avant la crise (environ 300.000 travailleurs) sont aujourd’hui particulièrement fragiles et déjà au bord de la faillite. Ce reconfinement ne fait que nous rapprocher d’une gigantesque crise des faillites. Il convient d’adopter un nouveau plan de soutien global allant au-delà, par exemple, de la prolongation du régime de chômage temporaire. Ce qu’il faut en tout cas éviter maintenant, c’est une vague de coûts supplémentaires à charge des entreprises.

« La situation est extrêmement grave. Outre la crise sanitaire, nous serons confrontés dans les prochains mois à la crise du Brexit et à une crise des faillites. Le renforcement des mesures fait mal, mais n’est pas une surprise. Pas de système de santé performant sans une économie en bonne santé, et pas d’économie en bonne santé non plus si le virus ne cesse de se propager et entraîne un important taux d’absentéisme chez les travailleurs. C’est pourquoi nous lançons un double appel :

  1. Nous devons tous – travailleurs, jeunes, étudiants, entreprises… – respecter strictement ces mesures pour éviter de mettre en péril tout à la fois notre système de santé et notre économie.
  2. Pour que les entreprises puissent se relever après le coup dur d’aujourd’hui, un plan Marshall doit être mis en place de toute urgence afin d’empêcher une crise des faillites, et partant une crise du chômage. Nous avons désormais besoin de mesures qui renforcent durablement l’assise financière de nos entreprises pour les trois années à venir. On pourrait par exemple envisager un nouveau régime Cooreman-De Clercq, rendre fiscalement possible la constitution de réserves de reconstitution, encourager les prêts subordonnés, recentrer et renforcer la déduction des intérêts notionnels, renforcer le tax shelter pour les start-up et scale-up, ou encore mobiliser l’épargne à travers des incitants ciblés », déclare Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

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