Conférence nationale sur le télétravail : « Le télétravail va-t-il devenir la nouvelle norme ? »

Le sujet du télétravail est sur toutes les lèvres depuis quelques mois et chacun a ses conclusions en ce qui concerne l’après-crise du coronavirus. Quel sera notre nouveau mode de collaboration ? La « nouvelle normalité » est élevée au rang de concept, comme si nous n’avions jamais été confrontés au changement ces dernières années. C’est dans ce cadre que la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a organisé, cet après-midi, la première conférence nationale sur le télétravail qui a accueilli plus de mille participants, en format hybride.


Presse, COMMUNICATION & EVENTS
26 août 2021

Depuis la crise du coronavirus, le télétravail obligatoire à temps plein a perturbé l’équilibre entre les avantages et les inconvénients. C’est comme si chacun avait soudain eu une révélation, comme si le télétravail n’existait pas avant la crise du coronavirus. Le télétravail est pourtant courant depuis les années 1990 et n’a cessé de croître ces dernières années. Le résultat est qu’aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises sont convaincues qu’il devra garder une place dans l’organisation du travail et cherchent un mode de travail hybride qui correspond à leur culture d’entreprise, un équilibre acceptable entre le travail au bureau et le travail à distance, à domicile ou à un autre endroit. Cette recherche aboutit à une réflexion sur le télétravail et sur la nécessité ou non de réviser la politique ou le cadre qui s’y applique.

10 orateurs pour l’analyse de 10 facettes différentes du télétravail

Les fondamentaux du télétravail sont restés les mêmes qu’avant le coronavirus. Quels sont ces fondamentaux ? Quel a été leur impact sur la nouvelle manière de travailler au cours des 16 derniers mois ? Ce sont les questions qui ont été abordées tout au long de l’après-midi par dix orateurs invités. Chacun d’entre eux est parti de son approche et de son expertise personnelle afin de donner un point de vue indispensable dans l’élaboration d’une politique durable de télétravail.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Une étude (réalisée entre autres par Acerta et la KU Leuven) montre que 42% des employeurs autoriseront le télétravail. Avant la crise, ils n’étaient que 27%. 6 collaborateurs sur 10 veulent continuer à télétravailler de l’une ou l’autre manière. Mais, par ailleurs, 16,5% d’entre eux ne veulent plus jamais travailler à la maison. Ces derniers mois, on a constaté que le télétravail obligatoire et à temps plein n’a pas que des avantages ; il présente aussi des inconvénients. L’enthousiasme du début de la crise a évolué vers un état d’esprit plus nuancé et plus ancré dans la réalité tant chez les employeurs que chez les travailleurs.

Cet état d’esprit nuancé est alimenté par plusieurs constats fondamentaux.

Premièrement, l’uniformisation n’est pas possible. Il n’existe pas de solution unique pour le télétravail. Il est utile d’avoir un point de référence, mais il ne doit pas faire oublier la spécificité et la culture d’un secteur, d’une entreprise, d’une équipe, d’un lieu, d’une activité… De plus, il ne faut pas oublier que toutes les tâches ou fonctions ne se prêtent pas au télétravail.

Deuxièmement, le télétravail, ce n’est pas que le télétravail à domicile. Outre le domicile, des bureaux satellites, des espaces de coworking, des bureaux partagés et d’autres endroits peuvent être des lieux utiles pour le télétravail. De plus, l’impact sur la mobilité se révèle plus limité que ce que nous avions pensé ou espéré initialement. Nous ne devons pas nous focaliser sur la chute du trafic en pleine crise du coronavirus. Cette situation n’est en aucun cas représentative. Bon nombre d’entre nous ne se déplacent pas moins, mais différemment, et souvent dans un périmètre plus restreint.

Un troisième facteur est le bien-être des collaborateurs et de l’entreprise. Il s’agit de trouver un équilibre durable entre l’intégration accrue du travail et de la vie privée de l’individu d’une part et le fonctionnement efficace de l’entreprise d’autre part. Cette réciprocité est au moins aussi importante lorsque nous abordons le sujet de la flexibilité. C’est aussi une affaire de concessions mutuelles.

« Ces derniers mois, certaines entreprises ont déjà tracé de nouvelles lignes et élaboré de nouvelles politiques. Ceci est une très bonne chose. Ce qui démontre qu’elles ne sont pas restées insensibles à l’impact du coronavirus sur l’organisation du travail. Pour aider les entreprises à développer une politique de télétravail durable, la FEB a élaboré une liste de 10 do’s and dont’s qui pourront être une source d’inspiration pour les entreprises qui désirent introduire ou développer une politique de télétravail fructueuse », conclut Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Les 10 do’s-and-don’ts essentiels lors de la mise en œuvre d'une politique de télétravail durable peuvent être consultés via ce lien.

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