Et où reste la courbe exponentielle de la VACCINATION ?

Un an après le début de la pandémie, nous devons malheureusement constater que la propagation du virus augmente à nouveau fortement, mettant une fois de plus à rude épreuve un grand nombre d’entreprises. Plutôt que la courbe de contamination, nous préférerions voir croître de manière exponentielle la courbe de vaccination !


Pieter Timmermans, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
24 mars 2021

Nous sommes parfaitement conscients que les chiffres du coronavirus sont alarmants et qu’il faut à nouveau agir maintenant pour réduire radicalement le nombre d’infections afin de sortir les hôpitaux de la zone de danger. Si la situation continue à échapper à tout contrôle, le nombre croissant de cas de coronavirus risque également de perturber profondément le fonctionnement des entreprises en raison de l’augmentation du nombre de travailleurs malades et des obligations de quarantaine et d’isolement.

Des mesures particulièrement douloureuses

Néanmoins, nous nous posons de sérieuses questions sur le nouveau confinement, qui frappe à nouveau durement le monde des entreprises. Le fait, par exemple, que les commerces non essentiels ne puissent plus ouvrir que sur rendez-vous est particulièrement difficile. Depuis la réouverture des commerces non essentiels en décembre, nous n’avons pas constaté d’augmentation significative du nombre de cas de coronavirus dans les mois qui ont suivi... jusqu’à ce qu’on augmente la bulle extérieure à 10. De plus, ces entreprises ont investi massivement pour que les achats se fassent dans les conditions les plus sûres possible. S’il y a des problèmes quelque part, il est plus probable qu’on les trouve dans la rue où le ‘contrôle social’ laisse souvent à désirer. Une étude réalisée par la FEB et Graydon au début de cette année montre qu’un peu plus d’une entreprise sur cinq dans le secteur du commerce de détail a été tellement touchée par la crise sanitaire et les nombreuses fermetures obligatoires qu’elle se trouve aujourd’hui dans une situation critique.

Par ailleurs, nous regrettons que les avis sur l’impact du coronavirus sur le lieu de travail et sur les entreprises aient une nouvelle fois été élaborés sans associer les organisations patronales à l’analyse et sans leur donner la possibilité d’adapter la prévention des risques. Plusieurs erreurs d’appréciation sont donc simplement considérées comme vraies.

Un confinement le plus court possible

Le fait que ce troisième confinement contrecarre la réouverture récente des entreprises touchées, telles que les coiffeurs et les métiers de contact non médicaux, est également particulièrement éprouvant. Il y a quelques semaines à peine, le plan de sortie a été proposé et les entreprises à l’arrêt ont enfin pu entrevoir le bout du tunnel et se concentrer sur leur réouverture. Espérons que les nouvelles restrictions ne perturberont pas davantage le déploiement du plan de sortie et les perspectives promises. Si chacun limite au maximum ses contacts, il devrait être possible de ne pas tenir les secteurs fermés à la gorge plus longtemps que nécessaire.

Un plan de solvabilité pour éviter les faillites

Un an après le début de la crise du coronavirus, TOUS les secteurs sont en plus mauvaise posture qu’avant la crise. Aujourd’hui, 94% des entreprises se portent moins bien qu’à la fin de 2019 et près de 30% se trouvent dans une situation critique et sont au bord de la faillite. Ce troisième confinement ne fait que nous rapprocher d’une gigantesque crise des faillites. Dès lors, un nouveau plan de soutien global contenant des mesures drastiques en faveur de la solvabilité pour aider les entreprises s’impose d’urgence.

Appel à suspendre la grève 

Enfin, nous appelons les syndicats à suspendre leur grève nationale du lundi 29 mars. Choisir le moment où des dizaines de milliers d’entreprises sont contraintes de fermer leurs portes, où l’économie subit un énième coup dur, où le nombre d’entreprises menacées de faillite atteint des sommets... pour tenter de paralyser le pays est particulièrement cynique. 

Et maintenant ? 

Une triple action est à présent nécessaire : 1) chacun doit réduire ses contacts à un minimum, 2) les pouvoirs publics doivent s’engager pleinement dans une stratégie de vaccination 24/7 accélérée, et 3) un solide ensemble de mesures de soutien doit être adopté pour renforcer l’assise financière des entreprises saines, mais malheureusement à l’arrêt. La combinaison de ces mesures est le seul moyen de garantir que la perspective promise d’une normalisation de l’économie à partir du 1er mai ne sera pas compromise, et que les entreprises pourront ensuite entamer leur travail de reconstruction ! 

Nos partenaires

Domaines d'action

Un environnement entrepreneurial optimal est essentiel à une économie saine et à une croissance durable. La FEB entend contribuer à la création et au maintien d'un tel environnement, notamment en suivant attentivement tous les dossiers qui touchent de près la vie des entreprises. Voici, regroupés sous 18 thèmes, les dossiers sur lesquels elle concentre ses réflexions et initiatives.


Newsletters FEB

Inscrivez-vous et recevez chaque semaine, dans votre boîte mail, les derniers articles parus.