Tests rapides corona dans les entreprises – La procédure est à présent établie

Comme nous l’écrivions la semaine dernière, les tests rapides ne sont pas une panacée pour contenir la pandémie, mais s’ils sont utilisés de manière ciblée et efficace, ils peuvent apporter une contribution utile. L’avis rendu sur les tests rapides par les partenaires sociaux du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail a dans l’intervalle été traduit en une procédure.


Kris De Meester, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
31 mars 2021

Les tests rapides peuvent à présent être déployés sur une base répétitive dans les entreprises afin de surveiller et de contrôler la propagation du virus sur le lieu de travail. Attention : ce cadre ne concerne pas les autotests, mais uniquement les tests rapides administrés par les services de prévention dans le contexte d’une entreprise.

La mise en œuvre de tests rapides ne dispense en aucun cas les parties de l’obligation de respecter les mesures de prévention telles que déterminées dans le guide générique/les guides sectoriels, et ne peut pas être un moyen pour obtenir une dérogation à la quarantaine obligatoire. En outre, la mise en œuvre des tests doit toujours aller de pair avec un contrôle des mesures de prévention et, si nécessaire, une correction de celles-ci.

Il convient en outre de souligner qu’un résultat de test négatif ne veut pas forcément dire que l’on n’est pas contagieux. Des personnes avec une charge virale relativement faible ne sont pas détectées. Un commentaire explicatif et une communication claire à ce sujet sont nécessaires. La conséquence d’un résultat positif à un test rapide doit aussi être claire. Cela doit, dans tous les cas, mener à une quarantaine et à un dépistage des contacts (= enregistrement dans la base de données).

Les travailleurs doivent donner leur consentement pour se faire tester et celui-ci doit être donné librement. C’est pourquoi il est très important de clarifier de façon adéquate l’objectif des tests.

La vie privée doit être assurée lors de chaque étape de la stratégie de tests. Les résultats des tests ne peuvent en aucun cas être communiqués à l’employeur. Les kits de test destinés à tester les travailleurs ne peuvent être demandés que par les médecins du travail et doivent également être livrés directement aux médecins du travail. Ils ne peuvent pas être commandés en direct par l’employeur lui-même.

Le recours aux tests rapides n’est plus réservé uniquement à la gestion de clusters. Sur la base d’une évaluation du risque, des tests rapides répétitifs peuvent désormais aussi être mis en œuvre en dehors de la gestion de clusters, et donc sans indications d’une réelle épidémie. C’est le médecin du travail qui vérifie si les conditions sont remplies. La décision est prise de concert avec l’employeur et dans le respect de la concertation sociale. Les tests rapides peuvent uniquement être utilisés à l’égard des personnes qui doivent être présentes sur le lieu de travail, pas à l’égard des télétravailleurs. Les conditions portent e.a. sur le profil de l’entreprise (par ex. si des clusters y ont déjà été constatés dans le passé), la nature des activités (incidence élevée), le nombre, la variation et l’intensité des contacts, la charge de travail physique, les aspects de ventilation…

FEB – La situation est enfin clarifiée en ce qui concerne l’utilisation des tests rapides dans les entreprises. Dans les justes circonstances, ils peuvent contribuer à limiter la propagation du virus. Nous continuons à insister sur le fait que les chiffres relatifs aux contaminations doivent être rendus publics, non pas pour désigner des coupables mais pour veiller à ce que l’approche appliquée soit ciblée et efficace. Le médecin du travail doit également disposer de ces données afin de pouvoir effectuer son évaluation du risque. Enfin, nous comptons aussi sur une mise en œuvre rapide et massive des autotests, tant pour les citoyens que pour les entreprises.

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