Tests rapides Corona dans les entreprises – Les partenaires sociaux prennent position

Les tests rapides ne sont pas une panacée pour contenir la pandémie, mais s’ils sont utilisés de manière ciblée et efficace, ils peuvent apporter une contribution utile. Tel est en substance l’avis que les partenaires sociaux du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail ont rendu hier. Cela implique d’emblée qu’il est nécessaire d’avoir accès à des chiffres précis et à des informations détaillées sur les infections. Quel est le profil des personnes infectées ? Dans quelles activités et à quels endroits les contaminations se produisent-elles ?


Kris De Meester, CENTRE DE COMPÉTENCE EMPLOI & SÉCURITÉ SOCIALE
24 mars 2021

Les partenaires sociaux soulignent que les tests peuvent être utilisés sur la base du récent arrêté royal du 5 janvier 2021 relatif au rôle du conseiller en prévention-médecin du travail dans la lutte contre le coronavirus COVID-19. Dans ce cadre légal, il pourrait être prévu que le médecin du travail puisse soumettre tous les travailleurs ou une partie des travailleurs (à déterminer par lui) à des moments réguliers (par exemple 2x/semaine) à un test (rapide) durant une période à déterminer par ce médecin (par exemple 3 semaines), qui peut être prolongée en fonction des contaminations constatées.

Concrètement, les tests rapides pourraient être utilisés plus largement qu’aujourd’hui en cas de clusters, mais cela doit également être possible en l’absence de contaminations ou en cas de contamination sporadique. Sur la base des éléments d’évaluation du risque ci-dessous, des tests répétitifs qui ne découlent pas de contaminations connues (donc pas dans le cadre de la gestion d’un cluster et sans indications d’une réelle épidémie) devraient pouvoir être mis en œuvre, et cela, exclusivement afin de limiter la propagation du virus et de protéger la santé des travailleurs.

Un test répétitif devrait être possible dans un tel cas dans les conditions claires suivantes. Le plus important est que la décision soit prise pour certaines catégories de travailleurs ou certaines situations sur la base des chiffres et des informations visés plus haut et d’une série d’éléments qui, combinés, peuvent indiquer un risque accru de transmission du virus. Par exemple, le nombre de contacts, leur durée et leur intensité jouent un rôle, tout comme les aspects liés à la ventilation, la charge de travail physique, la difficulté de respecter les règles de distanciation, le travail et la vie en commun et les déplacements en commun. Les employeurs ne sont pas obligés d’organiser des tests rapides et les travailleurs doivent donner leur consentement pour être testés, sur une base volontaire. C’est pourquoi il est très important de clarifier de façon adéquate l’objectif des tests.

Les partenaires sociaux insistent sur une organisation logistique solide et pour que ces tests soient financièrement abordables (voire gratuits). Ces deux aspects sont aussi importants l’un que l’autre pour assurer la réussite de la démarche.

Les partenaires sociaux rappellent également que le guide générique et les guides sectoriels restent la référence des employeurs et des travailleurs pour l’adoption et l’application des mesures de prévention. La mise en œuvre de tests rapides ou d’autres tests ne dispense pas les parties de l’obligation de respecter les mesures de prévention telles que déterminées dans ce guide générique/ces guides sectoriels et ne constitue pas un moyen pour y déroger. La mise en œuvre des tests doit aller de pair avec un contrôle des mesures de prévention et, si nécessaire, une correction de celles-ci.

FEB - Nous partons du principe que les tests utilisés dans les justes circonstances contribueront à atteindre l’objectif. Nous espérons que l’avis sera suivi et que les procédures existantes y seront rapidement adaptées. Bien entendu, la chaîne logistique devra également fonctionner correctement afin d’approvisionner, par l’intermédiaire de leur service de prévention, les entreprises qui en font la demande et qui entrent en ligne de compte. Les chiffres relatifs aux contaminations doivent être rendus publics, non pas pour désigner des coupables mais pour rendre notre approche plus ciblée et plus efficace. Les tests rapides ne doivent pas non plus atténuer la nécessité d’accélérer la vaccination extensive et de mettre enfin en place un dépistage efficace à la source.

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