Réaction de la FEB aux résultats du rapport annuel du Comité d’étude sur le vieillissement : le temps des études est terminé

Les dépenses sociales augmenteront de 3,8 points de pourcentage du PIB entre 2018 et 2070. Cela représente une augmentation de 25,2% aujourd'hui à 27,6% en 2070, avec un pic de 29,1% en 2040. Telles sont les dernières prévisions du Comité d’étude sur le vieillissement, publiées hier. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) espère que les gouvernements fédéral et régionaux mèneront les réformes socio-économiques nécessaires pour relever plus avant le taux d'emploi et permettre des carrières plus longues, et ainsi continuer à garantir la soutenabilité de la sécurité sociale.

Presse, COMMUNICATION & EVENTS
10 juillet 2019

L’augmentation est essentiellement due à la hausse des dépenses pour pensions et maladie-invalidité. Les mesures prises au cours de la législature écoulée ont permis de réduire quelque peu la facture, mais des carrières plus longues et un taux d'emploi plus élevé doivent constituer deux fers de lance de la politique socio-économique de la prochaine législature. Hier, Monica De Jonghe, directeur général de la FEB, a formulé quelques recettes (lire l'opinion 'Le travail doit sauver notre sécurité sociale') pour atteindre un taux d'emploi de 75% en Belgique, ce qui doit être l'objectif ultime dans les prochaines années.

Fait positif en revanche, le risque de pauvreté des âgés a baissé, sous l'effet notamment de l'affectation sélective de l'enveloppe bien-être par les partenaires sociaux. Cette enveloppe est en effet affectée au maximum à la lutte contre la pauvreté en réduisant l'écart entre le seuil de pauvreté et les allocations minimales.

Selon certains économistes, les prévisions du rapport en matière de productivité semblent avoir été présentées sous un jour trop positif. La FEB est et reste favorable à l'augmentation des investissements publics pour stimuler la croissance économique.

Monica De Jonghe, directeur général de la FEB : 'La difficulté à pourvoir les emplois vacants constitue toutefois un problème majeur et un frein à la poursuite du relèvement du taux d'emploi. Tous les niveaux de pouvoir doivent maintenant s'atteler à cette problématique. Seul un plus grand nombre de personnes au travail permettra de soutenir durablement le financement de notre sécurité sociale.'

Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB : ‘Les coûts du vieillissement, la baisse de la productivité, le faible niveau d'investissements publics... Les éléments que nous avons communiqués aux informateurs des différents gouvernements se trouvent tous tour à tour confirmés par les rapports de l'OCDE, du Comité d’étude sur le vieillissement, de la Banque nationale... Le temps des études est terminé. L'accent doit à présent être mis sur la politique effective.’

Via ce lien, vous accéderez au dernier numéro du magazine ‘Reflect’, consacré à la réforme de notre sécurité sociale.


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