Une sécurité sociale plus durable, c'est surtout mettre plus de personnes au travail

Une étude intéressante réalisée par SD Worx et l’AMS pour le compte du comité de gestion de l'Office national de sécurité sociale (ONSS) et du SPF Sécurité sociale offre un bon aperçu des formes alternatives de rémunération. La FGTB utilise cette analyse pour pointer le sous-financement de la sécurité sociale et plaider en faveur de l'assujettissement de toutes les composantes salariales aux cotisations ordinaires de sécurité sociale, avec à la clé une baisse du salaire net des travailleurs. La position de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) est claire : c'est avant tout un taux d'emploi plus élevé qui sauvera notre sécurité sociale.

Presse, COMMUNICATION & EVENTS
16 juillet 2019

Le travail en Belgique est onéreux, comme le montre le coin salarial. La différence entre les coûts salariaux pour l’employeur et le salaire net du travailleur s’élève en Belgique à près de 60% pour un isolé et à 46% pour un couple avec deux enfants. La part que touche le salarié est donc moins grande qu’en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Afin de maintenir l'attractivité du travail et de récompenser les actifs, les partenaires sociaux ont eu recours à des avantages extra-légaux qui leur permettent par ailleurs d’accorder une récompense ‘sur mesure’. Aujourd'hui, la composition d'un package salarial compétitif et attractif fait partie de toute politique RH moderne. Les avantages extra-légaux peuvent également être ‘à la mesure’ du travailleur.

Cette rémunération alternative a-t-elle pour effet de démanteler le financement de la sécurité sociale ? Il est vrai que les cotisations sociales sur le travail payées par les entreprises ne sont plus suffisantes pour couvrir toutes les dépenses de la sécurité sociale. Mais, cela est relatif. Il ne faut en effet pas perdre de vue que la masse totale des cotisations a fortement augmenté depuis le début de ce siècle ; elle a même presque doublé. Taxer aujourd’hui davantage le travail, à l’aveugle, est une très mauvaise idée. Une sécurité sociale durable doit en effet être en phase avec les moyens financiers de notre économie.

Annuler les accords conclus dans le passé entre les partenaires sociaux et entre les entreprises et leurs collaborateurs se solderait par une perte pour les actifs et générerait beaucoup de tensions parmi les personnes qui travaillent.

Il vaut dès lors mieux chercher d'autres solutions pour financer notre sécurité sociale sur une base stable. Monica De Jonghe, directeur général de la FEB et responsable du centre de compétence Emploi et Sécurité sociale : « Il ne peut être question de taxer davantage ceux qui travaillent pour que ceux qui ne travaillent pas restent dépendants des allocations. Il importe donc d’être plus nombreux à travailler, d’accroître notre taux d'emploi et notre taux d’activité. Les postes vacants sont en hausse et les emplois sont de grande qualité. L'activation n'est pas un vilain mot et certainement pas une chasse aux demandeurs d'emploi ou aux malades de longue durée. »

Par le biais du magazine REFLECT, la FEB a lancé quelques pistes pour une bonne réforme de notre modèle de sécurité sociale.


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